Les applis pour mobiles: un marché de plus en plus lucratif

En moyenne, le mobinaute n’utilise que 10 des 30 applis qu'ils a téléchargées
En moyenne, le mobinaute n’utilise que 10 des 30 applis qu'ils a téléchargées - © JUSTIN SULLIVAN - IMAGEGLOBE

Selon le bureau d’études Canalys, les quatre principaux magasins d’applications pour appareils mobiles génèrent pas loin de deux milliard d’euros par trimestre. Et l’on parle d’une croissance de 10 à 15% tous les trois mois. Des montants d’autant plus surprenants que la grande majorité de ces applis sont gratuites.

Mais qui dit flux financier dit souvent guerre commerciale. Les deux leaders des applis sont évidemment les magasins en ligne de Google (Android) et Apple (iOS). Derrière, la bagarre est rude entre BlackBerry qui se fait dépasser par les Windows Phone. Microsoft dit proposer 160 000 applications mobiles sur son magasin en ligne.

Des catalogues assez semblables

Chaque magasin virtuel a sa spécialité. On trouvera ainsi davantage de contenu gratuit -mais sponsorisé par la publicité- dans le magasin Google Play d’Android. Ce sont généralement des versions dites "freemium" qui ne disposent pas de toutes les options proposées sur la version payante de l’application. Par comparaison, l’app store de Apple et le Windows market de Microsoft sont plus orientés vers les applis payantes.

Mais globalement on peut dire que le gratuit est partout. Et plus de 80% des applications les plus populaires sur Android sont également disponibles sur Windows Phone. La raison en est purement économique: c’est la seule manière, pour les développeurs, de rentabiliser leur travail de programmation.

75% des développeurs font du "multi-plateforme". Ce qui signifie qu’ils développent pour plus de deux systèmes d’exploitation en moyenne. Selon les commentaires apparus sur un site de développeurs, pour être rentable, ils doivent au moins supporter Android ou Apple. Sous peine de gagner deux fois moins d’argent. La plupart ne gagnent d’ailleurs pas grand-chose: de l’ordre de 500 euros par mois selon une étude.

Portrait robot du mobinaute mobile

A défaut de chiffres pour la Belgique le mobinaute français installerait en moyenne 29 applications sur son téléphone. 80 à 90% de ces applis sont gratuites et, finalement, le consommateur n’en n’utilise que 10 sur la trentaine qu’il a téléchargées.

Le prix moyen de l’ensemble des applications téléchargées est de 6 centimes pour les applications Android, 19 centimes  pour les applications iPhone et 50 centimes  pour les applications iPad. Cette moyenne prend en compte les applis gratuites.

L’avenir des applications mobiles

En volume, les perspectives de téléchargement sont immenses. L’an passé cinq milliards de cartes SIM ont été livrées dans le monde. Les analystes s’attendent à une forte demande d’applications de paiement en ligne, mais aussi, et surtout de solutions dites de "santé mobile". Des applications de santé destinées aux consommateurs (pour le contrôle du rythme cardiaque par exemple), mais aussi, pour 15% d’entre elles, aux professionnels de la santé. Principalement pour la " Formation Médicale Continue", pour la télésurveillance des patients et pour la gestion des soins de santé. 97 000 applications de santé mobile sont déjà disponibles. 

Vraiment utiles les applis?

En moyenne, chacun de nous utilise 20% des applications téléchargées. Le site Clubic a même sélectionné les pires applis du marché. Parmi elles figure le programme "Clic moi dessus", qui consiste à cliquer sur un bouton en mouvement, jusqu'à 5000 fois. S’y ajoute un générateur de noms stupides pour votre futur bébé.

Plus drôle est "ThrowMeApp" qui permet de prendre des photographies aériennes en lançant son téléphone dans les airs. Si vous aimez cette appli, vous devriez être enchanté par "Hangtime", qui permet, lui, d'estimer la hauteur à laquelle vous avez projeté votre téléphone pour prendre la photo.

Pour terminer sur une appli plus utile, "ppAnalytics pour iOS et InfoAppUse pour Android permettent d’identifier rapidement, sur son smartphone, les logiciels que vous utilisez souvent, parfois... ou jamais. Pour chaque appli, cet utilitaires calcule le temps pendant lequel pour l'avez utilisé. Le seul problème est qu’il réduira l’autonomie de votre téléphone. Décidément, rien n’est simple.

Jean-Claude Verset

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