Les aide-ménagères réclament un meilleur salaire: préavis de grève dans le secteur des titres-services

Les aide-ménagères réclament un meilleur salaire: préavis de grève dans le secteur des titres-services
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Le front commun syndical a déposé un préavis de grève dans le secteur des titres-services, face à "l'impasse" dans lesquelles se trouvent les négociations pour de nouvelles conditions de travail et de salaires, a-t-on appris vendredi.

La CSC, la FGTB et la CGSLB reprochent aux employeurs leur refus d'augmenter les salaires d'1,1%, comme cela se fait dans la plupart des secteurs en vertu de l'accord interprofessionnel. Les syndicats y voient une forme de "mépris" envers les 160.000 aide-ménagères du secteur et ont dès lors décidé de claquer la porte des négociations.

"Pour nous, on ne peut pas négocier dans un secteur comme celui-là sans prendre en compte un certain nombre de paramètres: c'est un secteur largement subsidié, majoritairement féminin, avec de nombreux temps partiels, volontaires ou non, et beaucoup de familles mono-parentales. Ajoutons que le salaire minimum y est de 11,04 euros (de l'heure, NDLR), ce qui a pour conséquences que de nombreuses travailleuses vivent, malgré la pénibilité de leur travail, sous le seuil de pauvreté. Et malgré ces constats, les employeurs considèrent qu'une prime unique nette, sous forme d'éco chèques équivalent à 0,6% net de la marge salariale, serait suffisante", fustige le front commun syndical dans un communiqué.

Ce dernier a donc introduit un préavis de grève à durée indéterminée et annonce qu'il mènera des actions dans les semaines à venir.

De son côté, Federgon déplore la décision "unilatérale" des syndicats de rompre les négociations.

"Au cours de ces négociations difficiles, les employeurs se sont toujours efforcés de mettre sur la table des propositions constructives. L'approche a consisté à mettre en premier lieu l'accent sur l'intérêt des aides-ménager(ère)s, en tenant compte bien entendu des marges limitées qui sont celles des entreprises titres-services aujourd'hui. Du côté des employeurs, la volonté de suivre les accords conclus au niveau interprofessionnel est bien présente, mais les marges actuelles ne laissent quasiment pas de latitude aux entreprises titres-services", explique la fédération patronale, qui souligne les difficultés du secteur, dont les entreprises affichent une rentabilité "extrêmement faible".

Federgon en profite pour lancer un appel à l'aide aux responsables politiques pour assurer la survie et l'avenir d'un secteur "qui joue un rôle très important sur le plan social et sociétal."

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