L'étude qui montre la vraie richesse des 1% les plus fortunés de la planète

L'étude qui montre la vraie richesse des 1% les plus fortunés de la planète
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L'étude qui montre la vraie richesse des 1% les plus fortunés de la planète - © Andrew Burton - BELGAIMAGE

Les 1% les plus riches de la population mondiale ne déclareraient pas leur fortune à son réel niveau. D'après une étude d'un économiste de la BCE, ils sous estimeraient presque systématiquement leurs avoirs dans les enquêtes sur le patrimoine. Les Belges les plus riches aussi.

Philip Vermeulen, économiste belge travaillant à la BCE, vient de produire une étude dans laquelle il apparait que l'écart entre les plus riches et les plus pauvres de la planète serait encore plus importants que ce qui ressortait d'enquêtes précédentes.

Dans son document intitulé "How fat is the top tail of the wealth distribution?", ou "Quelle est l'obésité du peloton de tête de la distribution des richesses?", l'économiste se base sur les données du magazine Forbes, des enquêtes des administrations locales, des données des administrations fiscales, de la FED et/ou de la BCE, qu'il compare. L'économiste utilise pour ce faire une méthode statistique qu'il détaille en donnant l'exemple de Monte Carlo:

Il arrive ainsi à la conclusion suivante: "Les résultats de l'étude indiquent clairement que les estimations actuelles des enquêtes de patrimoine sont très susceptibles de sous-estimer la richesse au sommet de la pyramide".

Selon le document, aux États-Unis, les 1% des Américains les plus riches possédaient, d'après leurs déclarations dans les précédents enquêtes, 34% des richesses de leur pays. Un chiffre assez élevé, mais pourtant en deçà de ce qu'a calculé Philip Vermeulen. D'après ses données, les milliardaires et/ou millionnaires américains détiendraient plutôt entre 35 et 37% des richesses des États-Unis.

Les écarts varient d'un pays à l'autre, mais certains sont interpellants: en Allemagne par exemple, les plus riches auraient déclaré détenir quelques 24% des richesses de leur pays, alors que les calculs leur en attribuent 31%. Et aux Pays-Bas, la différence est encore plus importante: de 9% à 17%.

Et en Belgique? 1% de la population détiendrait ainsi, d'après le tableau ci-dessus, non pas 12% mais 17% des richesses.

Ces chiffres tendent a démontrer que ces distorsions nous ont amené à sous estimer les écarts de revenus entre riches et pauvres, et que l'inégalité est plus importante que ce qui est généralement admis.

Voici, ci-dessous, l'entièreté de l'étude, en anglais:

 

RTBF

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