Le travail de nuit sera possible dans le secteur du commerce en ligne

L'e-commerce emploie beaucoup de travailleurs dans la logistique
L'e-commerce emploie beaucoup de travailleurs dans la logistique - © Archive DENIS CHARLET - AFP

Un accord entre partenaires sociaux, patrons et syndicats est intervenu dans le domaine de la logistique et de la distribution dans le secteur du e-commerce (le commerce en ligne), où en Belgique on ne pouvait pas recourir en la matière au travail de nuit. Ce sera désormais possible.

Les négociations achoppaient pratiquement depuis le début de l’année, même si le ministre de l’Emploi et vice-premier CD&V Kris Peeters ne cessait d’annoncer un accord et un projet de loi. L’idée figurait même dans l’ajustement budgétaire de mars du gouvernement fédéral.

"Hémorragie d'emploi"

Du côté patronal, Comeos (la Fédération du commerce et des services), ne cessait de répéter que l’interdiction chez nous du travail de nuit dans l’e-commerce affaiblissait la position concurrentielle de nos firmes et provoquait une "hémorragie d’emplois vers l’étranger".

Les syndicats se disaient prêts au dialogue, mais réclamaient un strict encadrement de ce travail de nuit pour éviter les dérives. L’accord du jour renvoie désormais à d’inévitables négociations dans le secteur du e-commerce, par entreprise, pour y lister les besoins, les tâches à accomplir de nuit, les horaires, les primes et autres compensations. Avec des recrutements supplémentaires et sur base volontaire. Le tout avec une évaluation tous les trois mois des partenaires sociaux, histoire de voir si chacun s’y retrouve bien. Objectif compris dans l’accord : créer le plus d’emplois possible. Du côté patronal, on promettait ainsi 5000 emplois en trois ans.