Le syndicat des locataires est assailli d'appels et d'e-mails liés au coronavirus

Le syndicat des locataires est assailli d'appels et d'e-mails liés au coronavirus
Le syndicat des locataires est assailli d'appels et d'e-mails liés au coronavirus - © Tous droits réservés

Le syndicat des locataires reçoit des centaines de coups de fil et d'e-mails depuis une semaine, indique lundi son secrétaire général José Garcia. En cette période de confinement, où l'économie est en pause dans bien des secteurs, des salariés et des petits indépendants voient leur salaire diminuer. Ils craignent de ne pas pouvoir honorer leur loyer d'habitation.

"Les gens sont inquiets et veulent être informés. Nous leur disons que la situation est inédite et que rien n'est prévu sur le plan légal pour l'instant. Les loyers et les charges du mois de mars devront être payés. Mais le locataire qui se trouverait en difficulté financière peut toujours contacter son bailleur pour négocier un report des payements ou une diminution temporaire des mensualités", explique M. Garcia.

Attention cependant, "il doit y avoir un accord entre les deux parties et une preuve écrite", poursuit le secrétaire général. Et si un paiement dû n'était pas versé, le juge de paix pourrait s'en mêler.

Statistiquement, les Bruxellois risquent d'être les plus concernés, puisque 51% d'entre eux sont locataires, contre 40% du côté des Wallons et des Flamands.


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Le syndicat des locataires a prévu d'interpeller, d'ici peu, les trois ministres du Logement, Nawal Ben Hamou (Bruxelles) Pierre-Yves Dermagne (Wallonie) et Matthias Diependaele (Flandre). "Nous allons leur demander de supprimer l'indexation des loyers et de généraliser le moratoire contre les expulsions. Nous voudrions que des facilités de paiement soient également accordées aux locataires et que les autorités se penchent enfin sur la problématique des loyers surévalués: certains biens sont carrément insalubres et pourtant les loyers explosent", détaille José Garcia.

"Une dernière chose: on voit, aujourd'hui, que des mesures que l'on disait impossibles sont prises. Par exemple, on réquisitionne des hôtels pour abriter des sans-abri. De notre côté, nous réclamons depuis 20 ans la réquisition des immeubles abandonnés... Alors on laisse passer la vague, mais on espère qu'après la crise liée au coronavirus les choses vont bouger", conclut le syndicat des locataires.


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