Le "startup studio" belge Make It veut conquérir Los Angeles

Beaucoup de jeunes rêvent de créer leur startup. Mais ils ne savent pas nécessairement comment s’y prendre, comment passer de l’idée à la réalité d’une petite entreprise. Comment créer leur petite entreprise, puis comment la développer. Il existe pourtant des acteurs qui peuvent les aider à faire éclore leur projet puis, le cas échéant, à les accompagner. C’est le cas de Make It, qui se définit comme un "startup studio". Son métier de base : créer des startups en s’appuyant sur une méthodologie qui permet de matérialiser une idée en une startup, avec ce qu’elle appelle "The Machine", qui est "composée de designers, développeurs, ingénieurs, marketeurs, makers et entrepreneurs expérimentés " qui " testent, valident, construisent, développent et mettent sur le marché les produits des startups " avec lesquelles Make It travaille.

Mais il faut donc des idées à transformer en startup… "Les idées, ce n’est pas ça qui manque, affirme Guy-Louis de le Vingne, le patron de Make it. Ce qui est difficile à trouver en revanche, ce sont des entrepreneurs de qualité et qui veulent avancer."

A côté de ce travail de création, voire de cocréation, Make It consacre aussi beaucoup de temps à l’accompagnement de jeunes entrepreneurs. " On fait plus que conseiller, plus que coacher, on aime mettre les mains dans le cambouis, souligne Guy-Louis de le Vingne. Une des premières choses qu’on va faire avec un créateur de startup qui arrive chez nous, c’est confronter son idée au marché. Voir s’il y a des clients. Avant même de regarder la technologie, à quoi va ressembler l’app, combien elle va coûter. D’abord vérifier qu’il y a un marché."

Ça a l’air évident comme ça et, pourtant, il n’est pas rare qu’un candidat entrepreneur, convaincu de l’intérêt de son idée, de con concept, oublie de le tester auprès de clients potentiels…

A ce stade, Make It se développe essentiellement en Belgique francophone. Mais l’entreprise a des ambitions : se développer en Flandre et à… Los Angeles. Deux tests grandeur nature mais Guy-Louis de le Vingne est convaincu qu’il y a de la place pour la méthodologie Make It en Flandre et en Californie. "On a souvent l'idée de l'entrepreneur américain qui est trois classes au-dessus de chez nous mais en réalité, nous avons constaté sur place qu'ils ont les mêmes problématiques que chez nous. Lancer une startup, c'est toujours se demander 'par où où je commence' et là, notre méthodologie est utile".

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