Le SNI s'insurge contre le projet de suppression de la mesure "zéro coti"

Le SNI réagit avec colère au projet d'arrêté royal qui voudrait limiter dans le temps la mesure "zéro coti" pour le premier salarié.

L'arrêté voudrait mettre un terme à la mesure dite "zéro coti", qui exonère à vie de toutes cotisations sociales le premier engagement d'une entreprise. 

"Le gouvernement De Croo se targue d'être pro-entreprises et, pourtant, certains membres de la Vivaldi veulent mettre fin à une mesure qui encourage l'entreprenariat et permet aux indépendants d'engager un premier salarié. C'est incompréhensible", lance-t-il, parlant d'une nouvelle gifle" à l'encontre de très nombreux entrepreneurs, du commerce et de l'horeca notamment, qui y ont recours. 

Le SNI réfute, en outre, les arguments avancés pour mettre fin à cette mesure. Le gouvernement évoque le contournement de la mesure par certaines sociétés pour "immuniser" la rémunération de leur dirigeant. "Cela ne concerne que quelques indépendants en société. Il est facile dans ce cas de modifier légèrement la loi pour corriger le problème. On ne peut pas remettre en cause tout le modèle", rétorque le syndicat.

Les autorités s'inquiètent également du coût de la mesure pour les finances de l'Etat. "Il faut cependant prendre le problème de l'autre côté: quel est le coût que représentent des dizaines de milliers de personnes qui restent au chômage? Plus de 50.000 indépendants ont recours à cette mesure. Ce sont autant d'emplois nouvellement créés", répond le SNI.  

Ce dernier rappelle que la croissance de l'emploi ne peut aujourd'hui venir que des petites entreprises. "Or, la Belgique reste toujours sur le podium des pays européens où le coût du travail est le plus élevé", ponctue-t-il.

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