Le secteur technologique veut une réforme structurelle de l'indexation salariale

Christ’l Joris, présidente du conseil d'administration d'Agoria.
Christ’l Joris, présidente du conseil d'administration d'Agoria. - © THIERRY ROGE - BELGA

L'inflation élevée a réduit les effets du saut d'index décidé par le gouvernement fédéral, regrette la fédération du secteur technologique, Agoria, dans un communiqué. "Il nous faut une réforme structurelle de l'indexation salariale. Car comme on le voit aujourd'hui, deux tiers des effets du saut d'index sont annihilés par le niveau élevé de l'inflation", indique Marc Lambotte, CEO d'Agoria.

"Le saut d'index ayant déjà produit tous ses effets et l'inflation élevée annulant en grande partie la baisse des coûts salariaux induite par le tax shift, les efforts en vue de résorber le handicap salarial risquent de connaître un coup d'arrêt", explique Agoria.

Limiter l'indexation au salaire minimum

Pour la fédération, une possibilité serait par exemple de limiter l'indexation au salaire minimum. Les causes de l'inflation élevée dans les services et pour certaines denrées alimentaires doivent également être analysées. "Notre pays ne peut pas se permettre d'avoir systématiquement une inflation plus élevée que ses voisins."

Selon Agoria, les entreprises technologiques vont engager 1500 collaborateurs supplémentaires en 2016. "Si, comme prévu, le handicap salarial continue systématiquement à se résorber, l'industrie technologique aura créé 10 000 nouveaux emplois entre aujourd'hui et 2020", assure le communiqué.

En avril, l'inflation a atteint 2,04%, en recul par rapport aux 2,24% du mois précédent.

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