Le secteur des technologies veut engager 30.000 personnes en 2018

L'usine Volvo de Gand
L'usine Volvo de Gand - © DIRK WAEM - BELGA

2017 a été une excellente année pour l’industrie technologique, un secteur clé de notre économie. Avec un chiffre d’affaires global de 129 milliards d’euros l’année passée, une hausse de 3,5 % sur un an, tous les indicateurs sont au vert : les exportations, les investissements, le taux d’utilisation des capacités de production et l’emploi aussi. Pour le secteur technologique belge, les années noires qui ont suivi la crise de 2008-2009 semblent bien loin.

Frank Vandermarliere, le chef économiste d’Agoria (qui fédère les entreprises de ce secteur) se réjouit de constater que les entreprises du secteur technologique regagnent des parts de marché à l’exportation, et c’est un vrai retournement de tendance : "Ce que nous avons constaté, c’est qu’avant 2015, on avait une diminution tendancielle de nos parts à l’exportation. Notre part des exportations dans l’exportation totale de l’Union européenne était en diminution structurelle. Après 2015, on constate une stabilisation, et même une tendance à la hausse de notre part dans les exportations".

L'explication est simple : Agoria dit merci au retour de la croissance économique en Europe et dans le monde, merci au gouvernement fédéral aussi, qui a pris des mesures pour faire baisser le coût salarial, saut d’index et tax-shift en particulier.
"Avant 2015, l’économie européenne perdait des parts de marché aussi. Naturellement, dans la mesure où c’est notre premier marché, ça pesait aussi sur nos exportations. Ça veut dire qu’avec une croissance plus élevée en Europe, on va augmenter nos exportations, mais ça n’explique pas pourquoi notre part dans les exportations européennes augmente maintenant de nouveau. Et ça, c’est un élément qui est dû, selon nous, à une politique de renforcement de notre compétitivité depuis 2014-2015", explique Frank Vandermarliere.

Impact positif en termes d’emplois

Le secteur aura créé 5000 emplois supplémentaires nets en 2017, malgré, il faut le rappeler, la fermeture de Caterpillar. Et le secteur aura aussi franchi, à la hausse, le seuil des 300 000 emplois pour l’ensemble de ses activités. En fait, Agoria se plaint aujourd’hui essentiellement de ne pas trouver les 30 000 personnes dont ses entreprises ont besoin pour se développer. Ingénieurs, techniciens de maintenance, consultants en technologie de l’information et de la communication, commerciaux, logisticiens, il y a une pléiade de jobs dans le secteur.

Pour 2018 Agoria table sur une croissance de l’ordre de 2,5 %. C’est un peu moins qu’en 2017 et c’est valable pour tous les sous-secteurs de la fédération, mais elle explique finalement que c’est surtout dû à un facteur technique. Les deux grands constructeurs automobiles qui sont encore présents en Belgique, Volvo à Gand et Audi à Bruxelles, sont dans une phase de transition. Leurs usines se préparent à produire de nouveaux modèles, donc elles produisent un peu moins que d’habitude. Et la forte reprise du marché automobile ces dernières années tend à s’essouffler un peu.

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