Le secteur des sociétés de gardiennage est en pleine expansion

Les grands acteurs du gardiennage en Belgique ont fait savoir ces dernières semaines qu’ils comptent engager des centaines de salariés cette année. Le marché serait en pleine expansion.

Les pouvoirs publics commencent à sous-traiter de plus en plus de missions de sécurité avec le secteur privé. La société wallonne Fact Group avait ainsi remporté l’appel d’offres lancé l’année dernière par la police fédérale pour assurer la surveillance des aires d’autoroutes avec une mission claire : « Relier les problèmes vers la police. Dès qu’on voyait quelque chose, on devait tout de suite appeler les services de police et les services de police venaient intervenir. On comptait vraiment le relais entre les faits qui se passaient sur les parkings et l’intervention de la police », résume Yves Bastin, le patron de Fact Group.

Aujourd’hui, la défense nationale a décidé de sous-traiter au privé la surveillance d’une série d’installations militaires, notamment des casernes. Les premiers appels d’offres ont été publiés à la fin de 2018. Yves Bastin compte bien en remporter l’un ou l’autre. « Les lots ne sont pas encore attribués et ça va prendre un certain temps parce qu’ils n’ont pas fait un lot pour externaliser toutes les casernes. Là, on a parlé de quatre casernes qui étaient en projet d’externalisation et qui ne sont toujours pas attribuées », explique-t-il.

Et en cas de signature, il faudra engager du monde. On compte entre 10 et 25 personnes selon l’importance d’une caserne. Il faudra donc recruter, et dans ce secteur, ce n’est pas une sinécure. « Heureusement pour nous, on a notre propre école de formation, rassure Yves Bastin. Ça nous permet d’anticiper. En général, il faut certainement trois à quatre mois entre le moment du recrutement, la décision d’engager une personne, et le moment de la retrouver effective chez un client. »

L’entreprise a ainsi formé un millier de personnes au gardiennage l’année passée, sans compter les autres formations qu’elle donne à des milliers de personnes sur des thématiques comme la sécurité, le feu ou encore le secourisme. Tous n’y travailleront pas à terme, mais Yves Bastin souhaitait avant tout disposer de sa propre réserve de recrutement. Il est en effet assez simple pour des professionnels de repérer les meilleurs pour essayer ensuite de les garder dans le groupe. Si les autres vont à la concurrence, ça fait partie du jeu. D’autres entreprises, telles que Securitas ou G4S, ont également le vent en poupe. 2000 à 2500 personnes y seront engagées dans les prochains mois.

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