Bilan mitigé pour le secteur des assurances qui subit l'impact du terrorisme

La fréquence des accidents diminue, mais le prix des réparations augmente.
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La fréquence des accidents diminue, mais le prix des réparations augmente. - © PAULINE MICHEL - BELGA

Le secteur des assurances a fait le point sur ses chiffres 2016. Un bilan mitigé, aussi impacté par le "coût" du terrorisme.

Globalement, les encaissements des compagnies d’assurances, soit un peu plus de 27 milliards d’euros en 2016, ont baissé de 0,8% en un an. Essentiellement à cause de l’assurance-vie. Avec la chute des taux d’intérêt à des niveaux inédits, les Belges continuent à bouder ces produits d’épargne. En revanche, les encaissements ont augmenté de 1,7% sur un an pour les autres assurances. Voici ce qu’en retient Hans De Cuyper, le président de la fédération professionnelle Assuralia :

" La branche maladie a une croissance un peu plus forte que les autres. Et cela est aussi dû à l’évolution du coût des sinistres en cas de maladie. Le marché des accidents du travail reste un marché difficile, très concurrentiel. Il faut savoir que les accidents intervenus lors des attentats terroristes sont classés dans la catégorie des accidents de travail.  Pour les assurances automobiles on voit que la fréquence des accidents continue à diminuer. C’est une bonne nouvelle, mais vu le coût de la technologie embarquée dans les véhicules modernes, les prix continuent à monter un peu". 

Inutile de rêver, la baisse de la sinistralité enregistrée en assurance automobile ne va pas se traduire par une baisse des primes.

Le coût des attentats

Selon Assuralia, les attentats de 2016 peuvent être chiffrés. Les seuls attentats de mars 2016 à l’aéroport de Bruxelles National et à la station de métro Maelbeek à Bruxelles ont, à ce stade, coûté 116 millions aux assureurs. Des chiffres à comparer aux 155 millions d’euros de provision dont disposait le secteur fin 2015, quelques mois donc avant les attentats. Ce qui est frappant, c’est que plus de la moitié de cette charge relève des assurances accidents de travail. L’impact financier des attentats a été réparti entre tous les membres du secteur. " Tous les membres rassemblés au sein du TRIP, (l’Association pour Traiter le risque de Terrorisme). Chacun prend sa part du sinistre en fonction de sa part de marché."

 

 

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