Le secteur des assurances se porte bien

Dégâts dans une maison après une inondation
Dégâts dans une maison après une inondation - © NICOLAS LAMBERT - BELGA

Le secteur des assurances se porte bien. Le montant des primes, 28,3 milliards d'euros en 2018, a augmenté de 4,4 % par rapport à 2017. Pour le président de l'organisation patronale du secteur Assuralia, Hans De Cuyper, c’est une satisfaction :  "On constate une bonne croissance pour les primes en non-vie (toutes les assurances qui ne sont pas des assurances-vie comme les assurances incendie, auto, etc. : NDLR), mais aussi en pour les primes en assurance-vie. Ce marché de l’assurance-vie était sous pression depuis plusieurs années. Maintenant, nous constatons une belle croissance. La rentabilité est bonne ".

Les assurances ont pris une part importante dans le budget des ménages

Les assurances représentent aujourd’hui entre 20 et 25% du patrimoine des ménages belges. Des Belges qui en souscrivent de plus en plus. Un exemple : L'encaissement de l'assurance soins de santé progresse de 5,7 % en 2018 pour atteindre plus 1.382,6 millions d'euros. Ce qui semble confirmer qu’auparavant, s'assurer pour une hospitalisation était un luxe. Aujourd'hui, c'est devenu une nécessité.

Les assurances liées aux inondations

Dans ce domaine, ce qu’il est intéressant de regarder, c'est le nombre de sinistres. En 2018, il y a eu plus de 109 000 sinistres liés à des inondations, tempêtes ou tout autre dommage dus aux forces de la nature. Leur charge totale est évaluée par Assuralia à 271 millions d'euros. En 2019, on a déjà les chiffres pour les 5 premiers mois de l'année. En 5 mois, on est déjà à près de 130 000 sinistres, donc déjà plus qu'au cours de l'ensemble de l'année 2018. On peut donc en conclure que cette année 2019 va coûter plutôt cher aux assurances de ce type.

L'assurance automobile

La sinistralité automobile est en baisse cette année. Une tendance qui se vérifie ces dernières années. C’est donc une bonne nouvelle, a priori, pour le secteur des assurances et pour les assurés. Wauthier Robyns, porte-parole d’Assuralia : " Le fait que la fréquence des accidents dans le secteur des voitures de tourisme est en diminution, c’est une bonne chose. Ça tient à plusieurs facteurs… Il est évident que tous les systèmes qui équipent nos véhicules et qui permettent d’éviter de heurter un petit poteau, de voir qu’il y a une personne dans votre angle mort ou qui vous avertissent que vous franchissez une ligne blanche, ce sont autant de systèmes qui permettent d’éviter un certain nombre d’accidents et les assureurs le voient dans leurs chiffres ". L’avantage pour le consommateur, le mont des primes pour la RC obligatoire (hors inflation : NDLR) n’a pratiquement pas évolué en 15 ans : " Le prix moyen est resté stable à quelque chose comme 300 euros de prime hors taxes (à peu près 400 euros TVAC)".

Si la sinistralité automobile est en baisse, le coût des réparations ne cesse, lui, d’augmenter : " Effectivement, les véhicules nous protègent mieux. Ils sont mieux équipés, avec toute une série d’équipements électroniques. Pour l’assureur, il y a tout un travail à faire. D’une part, on se retrouve confronté au fait que même un accident qui n’a fait qu’endommager un pare-chocs, il y aura des capteurs à remplacer, une électronique à réinitialiser et il n’y a pas moyen de passer à côté. D’autre part, les compagnies d’assurance essayent aussi de simplifier les procédures. On voit par exemple que dans le cas des procédures d’expertise, il y a aussi de plus en plus de choses qui peuvent être réalisées en ligne sans devoir procéder à des déplacements. On cherche donc à faire des économies pour contrebalancer le fait que la réparation elle-même donne lieu à des devis plus importants en fonction de ces perfectionnements technologiques ".

Le côut moyen d’une réparation est d’un peu plus de 3000 euros, précise Wauthier Robyns. "S’il s’agit d’un accident avec blessé(s), le coût moyen monte à 17.000 euros, mais cela peut monter à plusieurs centaines de milliers d’euros pour une victime dans un accident ou une personne se retrouve confrontée à une revalidation lente et à des séquelles pour le restant de sa vie ".

0.24 % des accidents de voiture représentent 30 % des coûts

Les sinistres liés à des accidents graves représentent une minorité des sinistres, mais ils coûtent particulièrement cher aux assurances. En 2018, 831 sinistres ont coûté aux assurances 341 millions d’euros. Cela représente presque 1/3 du total des coûts d'assurance des accidents.

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