Le secteur de l'électricité en Belgique recrute 2000 électrotechniciens

Le secteur belge de l’électricité lance cette semaine une grande campagne de communication. Les entreprises du secteur recrutent, mais elles ne trouvent pas assez de candidats.

Les 5000 entreprises du secteur ont du mal à recruter et offrent quelque 2000 postes d’électrotechniciens à prendre au cours des deux prochaines années.

"Notre secteur fait face à un défi énorme. Si nous voulons atteindre les objectifs climatiques, des normes d’investissement doivent être réalisées pour les énergies renouvelables et dans un système de bonne gestion de l’énergie, explique Peter Claeys, directeur de Volta, l’organisation paritaire du secteur. Pour cela, on a besoin d’installateurs pour installer tous ces éléments chez les consommateurs et dans les différentes entreprises."

L’attractivité de notre métier n’est pas assez connue

La transition énergétique est un formidable enjeu. Pourtant, les jeunes ne sont pas assez nombreux à choisir ce domaine… peut-être parce qu’ils n’en mesurent pas l’évolution.

Selon Peter Claeys, "un électricien devient de plus en plus quelqu’un qui peut aussi programmer différents équipements. Ce n’est plus la personne qui doit tirer des câbles ou qui doit faire des trous dans un bâtiment, mais ça devient de plus en plus quelqu’un qui a aussi une intelligence pour installer un système intelligent. Je pense que notre métier n’est pas assez connu et que l’attractivité de notre métier n’est pas assez connue".

Attirer les jeunes vers les formations techniques, c’est tout l’enjeu de ce secteur, comme d’autres d’ailleurs. Hasard du calendrier, c’est cette semaine aussi que l’Institut wallon de formation en alternance et des indépendants et PME (IFAPME), organisait une journée portes ouvertes pour les 15-25 ans.

Où se former ?

L’IFAPME c’est "200 formations qui s’apprennent sur le principe de l’alternance, détaille Luca Biancorosso, chargé de communication. Et l’alternance, qu’est-ce que c’est ? C’est se former un maximum en entreprise, c’est-à-dire trois à quatre jours par semaine au sein d’une entreprise directement avec les professionnels et un à deux jours en centre de formation, où des formateurs qui sont eux-mêmes des professionnels en activité dans la vie donnent des cours théoriques et pratiques aux apprenants."

Luca Biancorosso ajoute : "Si on regarde vraiment le catalogue de formations de l’IFAPME, c’est vrai qu’il y a une grosse partie de métiers techniques, qui s’apprennent vraiment sur le terrain, donc vraiment à travers des formations manuelles. Mais ça tend quand même à évoluer, puisqu’on a aussi des formations de plus en plus numériques qui arrivent, et je pense par exemple à développeur d’interface Web ou community manager."

Coller à l’évolution du monde, proposer des formations aux métiers en pénurie… voilà les missions de l’IFAPME. Un travail qui ne s’arrête par là. L’institut propose aussi des formations utiles aux jeunes, aux demandeurs d’emploi, aux personnes en reconversion personnelle. Bon an mal an, plus de 3000 personnes sortent des centres de formation de l’IFAPME avec un diplôme.

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