Le saviez-vous? L'AFSCA offre des formations gratuites aux petites entreprises

Secteur Horeca
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Secteur Horeca - © RTBF - Patrick Michalle

L'Agence fédérale pour la Sécurité de la Chaîne Alimentaire a publié son rapport annuel 2017 ce jeudi. On y apprend que l'agence a dressé l'année dernière près de 8000 procès-verbaux et sortis près de 15.000 fois la carte "jaune", des avertissements qui n'ont été suivis d'une carte rouge qu'à 76 reprises entraînant alors un retrait ou une suspension d'agrément, ce qui signifie de fait une fin provisoire ou définitive d'activité. 

Le rapport nous apprend aussi qu'en dix ans près de 70.000 petites et moyennes entreprises ont bénéficié d’une formation organisée gratuitement par l’AFSCA. Une activité moins connue du grand public, l’agence étant souvent assimilée exclusivement à son activité de police de la sécurité alimentaire.

Des formations gratuites données par des membres de l’AFSCA

Pour suivre ces formations organisées toute l’année partout en Belgique, il suffit de s’inscrire sur le site internet de l’agence. Pour Jean-Sébastien Wahlin, le porte-parole de l'AFSCA, ces formations s’adressent avant tout aux petites et moyennes entreprises "parce qu’elles ont plus de mal d’une part à comprendre les législations alimentaires souvent complexes et puis d’autre part à appliquer des règles d’hygiène de nature à s’assurer que le consommateur puisse manger les yeux fermés".

Une cellule d’accompagnement pour diversifier les activités

A coté de ces formations, l’AFSCA a mis en place aussi une cellule d’accompagnement destinée aux petits producteurs. Si là aussi l’objectif est de prévenir avant tout les risques sanitaires par des conseils, Jean-Sébastien Wahlin explique que cet accompagnement va plus loin. "On veut les aider à développer leurs activités. Par exemple les petits agriculteurs qui a coté de leur production de lait ont aussi des vergers et bien on va les aider à diversifier leurs activités. On va leur expliquer comment produire du jus de fruit dans les règles. Garantir que ce jus sera à la fois produit sainement et que son étiquetage apportera l’information correcte au consommateur."

Orienter les contrôles vers les moins bons élèves

Entre les activités de conseil et de contrôle de l’agence, il y a des passerelles. L’an dernier, plus de quatre millions d’euros d’amendes administratives ont été imposés aux entrepreneurs récalcitrants. Mais une partie de ceux-ci ont pu y échapper. Ils ont préféré pour cela s’inscrire à une formation et du même coup être exonéré du paiement de l’amende. Une formule d’incitation valable uniquement lors de la première infraction constatée.

C’est surtout le secteur Horeca, très exposé, qui en a bénéficié. Mais aussi indirectement les services d’inspection de l’AFSCA, qui limités dans leurs moyens sur le terrain, ont pu recentrer une partie de leurs missions d’inspection vers les moins bons élèves de la classe.

Favoriser l’auto-contrôle "validé" par l’agence

Vu le nombre d’entreprises productrices et distributrices dans le secteur alimentaire, la responsabilisation des acteurs est primordiale. Elle passe par la promotion de procédures d’auto-contrôle "validées" par l’agence. En 2017, les résultats des inspections démontrent que les opérateurs "validés" par l’AFSCA ont reçu trois fois moins d’avertissements que ceux qui ne l’étaient pas (9,1% contre 26,2%). Une proportion identique concerne les procès-verbaux dressés (2,1% contre 7,1%). La formule "mieux formé, moins puni" se vérifie donc dans les chiffres.

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