Le prix de vente des PME européennes non côtées en bourse à la hausse

La moyenne du prix de vente des petites et moyennes entreprises européennes qui ne sont pas cotées en bourse a atteint un sommet historique au début de l’année 2019.

Cela veut-il dire que les investisseurs se détournent de la bourse pour investir directement dans les entreprises ? Réponse avec notre journaliste économique Maxime Paquay et Gilles Mougenot, CEO d’Argos Wityu, groupe européen de capital investissement.

Une moyenne en hausse

La réponse est "non, pas forcément".Mais cela signifie surtout que la valorisation des entreprises aujourd’hui se porte bien, aussi en dehors de la bourse : "Des PME, qui réalisent un chiffre d’affaires entre 10 et 500 millions d’euros par an — la fourchette est large — se transmettent ou font une augmentation de capital hors marché boursier, dans ce qu’on appelle donc le marché du capital investissement", explique Maxime Paquay. 

Cet indice des prix de vente des PME européennes est bien sûr une moyenne : "Les multiples ne sont pas les mêmes pour une des industries traditionnelles — la chaudronnerie ou la clouterie traditionnelle — et vous avez à l’autre bout de la chaîne des sociétés beaucoup plus sexy. Les secteurs qui sont liés à la démographie, qui sont liés à la santé ou qui sont liés aux technologies sont généralement mieux payés que les sociétés qui sont dans des activités traditionnelles", explique Gilles Mougenot.

Et si ces PME se vendent bien, si leur prix de vente moyen est élevé aujourd’hui, c’est tout d’abord un indicateur d’une bonne santé du tissu économique pour Gilles Mougenot : "Nous avons un tissu de PME en Europe performantes, qui s’adaptent beaucoup mieux aux contraintes internationales, et la Belgique fait partie de ces pays où vous avez un tissu de PME particulièrement performantes."

Rendement à la clé

La performance moyenne annuelle de ce capital investissement est considérée comme supérieure aux rendements boursiers moyens, mais à nouveau, il s’agit bien de moyennes.

Le risque de faillite de ces entreprises non cotées est généralement considéré comme plus élevé. Mais dans un contexte où les taux d’intérêt sont bas, l’investissement dans ces entreprises non cotées en Bourse est aussi une manière pour les investisseurs de diversifier leur portefeuille, et c’est ce qui explique que le marché du capital investissement s’ouvre progressivement à de nouveaux types d’investisseurs.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK