Le "prêt coup de pouce" pour créer son entreprise, une idée de la Région wallonne

Avec "le prêt coup de pouce", on peut prêter jusqu'à 50.000 euros.
Avec "le prêt coup de pouce", on peut prêter jusqu'à 50.000 euros. - © Image Source - Getty Images/Image Source

Prêter jusqu’à 50.000 euros à un ami ou à un proche qui crée son entreprise, ça s’appelle "le prêt coup de pouce" ! Et la Région wallonne, qui a lancé cette mesure en 2016, voudrait qu’elle se développe davantage.

Elle vient d’être renouvelée et s’ouvre désormais à tous les secteurs d’activité. Jusqu’ici, 576 dossiers ont été finalisés pour un montant total de plus de 10 millions d’euros. Un succès mitigé pour une procédure pourtant très simple et intéressante financièrement.

Le bon plan fiscal

Pour le prêteur ou l’ami généreux, le "prêt coup de pouce", ça représente "4% de crédits d’impôts durant les quatre premières années, ensuite 2,5%", explique Christophe Wambersies, porte-parole du Syndicat neutre des Indépendants.

Et pour la personne qui emprunte c’est effectivement une bonne idée. Cela lui permet de constituer un capital, pour ensuite avoir "accès au financement, qui est indispensable, puisque l’on sait que c’est un des gros problèmes, notamment des start-up, c’est le sous financement de leur activité", souligne Christophe Wambersies.


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Tom Van Hooydonck, un jeune entrepreneur, a pu bénéficier d’un "prêt coup de pouce" de la part de son père. Et depuis deux ans et demi, son affaire tourne. "J’ai pu acheter mon véhicule et mon matériel". Il ajoute, "on sait d’où l’argent vient, et il (son père), le voit aussi fructifier à travers mon entreprise. Il a cru en moi et ça m’a poussé à travailler encore mieux et encore plus".

Pas besoin de garanties

C’est le gros atout du prêt du copain. Aucune garantie n’est nécessaire. "Il suffit de signer une convention entre l’emprunteur et le prêteur. Et c’est automatiquement accepté. C’est ensuite soumis à l’administration fiscale", détaille Christophe Wambersies.

Différences régionales pour le remboursement

En Flandre, vous rembourserez mensuellement ou annuellement votre emprunt. En revanche, en Wallonie, comme l’explique le responsable syndical, " c’est à la fin de l’emprunt, qui soit de 4, de 6 ou de 8 ans. Il vaut donc mieux demander un peu de souplesse et permettre à chacun de rembourser de manière négociée, entre les deux parties".

Le "prêt coup de pouce" a été ouvert à toutes les activités en 2018.


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