Le pet-sitting, un nouveau métier en pleine expansion

Le pet-sitting, un nouveau métier en pleine expansion
Le pet-sitting, un nouveau métier en pleine expansion - © Hans Pennink - ISOPIX

Le pet-sitting est un nouveau métier en pleine expansion. Le pet-sitting, c’est comme le baby-sitting, mais pour les animaux de compagnie. Le secteur se professionnalise, de plus en plus de monde en tire un revenu.

Dans les faits, il y a de plus en plus de propriétaires qui payent pour une balade de leur chien, pour un service taxi pour aller au toilettage, pour une visite de chat à domicile pendant les vacances par exemple ou pendant les semaines trop chargées en boulot. Beaucoup d’expatriés aussi font appel à ces services.

Karina Koche, de l’agence Okazoo, est une des premières qui en a fait son métier à Bruxelles. Elle s’est lancée il y a huit ans et elle se rappelle très bien la tête de ses proches quand elle parlait de son boulot au début : "Évidemment, mon entourage n’y croyait pas du tout, mais alors pas du tout. Ils pensaient plutôt à un job d’étudiant ou à un job saisonnier. Et aujourd’hui, évidemment, le regard de mon entourage a complètement changé en huit ans".

"Aujourd’hui, j’en fais vivre ma famille et j’ai des employés qui en vivent. On a 60 chiens par jour, donc oui, ça marche super bien !"

Dans cette agence, ils ont même des camionnettes de transport spécialisées et des dizaines de clients.

Un gros secteur d’activité?

Des professionnels comme ça, dans une grosse ville comme Bruxelles, ils sont une dizaine d’agences ou bien d’indépendants.

La grosse nouveauté, ce sont les plateformes Internet, une sorte de Uber de la balade pour chiens. Et pour donner une idée, sur le plus gros site du genre, les pet-sitters ont quasi doublé en un an. Aujourd’hui, ils sont 15.000 inscrits en Belgique à proposer leurs services ; ce sont des étudiants, des personnes en recherche de petits revenus complémentaires.

Au niveau du prix, une journée pour ces plateformes-là, si on passe par ces sites, ça tourne autour de 13 euros si vous voulez qu’on s’occupe de votre chien, alors que chez les professionnels, on est plutôt à une trentaine d’euros la journée.

Une vraie concurrence pour le secteur professionnel? 

Pour Karina Koche, on sent clairement que le marché est en train de bouger. Les gens font de plus en plus appel à ce genre de services pour garder leur chien, plus qu’avant, mais elle n’a pas peur de cette concurrence parce que, précisément, les agences comme la sienne se sont vraiment professionnalisées sous l’effet de cette concurrence : "Au départ, on était quasiment seul à proposer vraiment une activité professionnelle de dog-sitting. Alors oui, des chenils il en a toujours existé, mais des personnes professionnelles qui faisaient du dog-sitting comme à la maison... Donc oui, on a vu une évolution au niveau du dog-sitting en famille et effectivement, il y a de plus en plus des demandes, et de demandes spécifiques".

Et ces demandes spécifiques sont surtout adressées aux professionnels avec les tarifs qui vont avec. Donc, professionnel et pas de forme, ici manifestement plutôt complémentaire que concurrent.

Archive: pet-sitting (06/07/2012)

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