Partager ses données financières avec des tiers, un tabou pour la majorité des Belges

Le partage de données financières avec des tiers, un tabou pour la majorité des Belges
Le partage de données financières avec des tiers, un tabou pour la majorité des Belges - © VIRGINIE LEFOUR - BELGA

Le partage de données financières avec des tiers, prévu par la directive européenne révisée sur les services de paiement (PSD2), est tabou pour la majorité des Belges, indique lundi KBC qui a mené une enquête sur cette directive.

Peu de Belges ont entendu parler de cette directive sur l'échange de données financières entre institutions bancaires et partenaires et huit Belges sur 10 sont très soucieux de protéger leurs données personnelles.

En vertu de cette directive, toutes les banques sont tenues depuis le 13 janvier dernier d'ouvrir les comptes à vue de leurs clients et les informations liées à ces comptes à des tiers reconnus (bancaires et non bancaires) à la demande du client. La Commission européenne espère en effet que ces nouvelles possibilités favoriseront à terme la concurrence et l'innovation, explique KBC.

Les Belges sont frileux à l'idée de partager leurs données financières

Actuellement, neuf Belges sur 10 font confiance à leur banque pour la protection et la gestion de leurs données. "Plus de huit Belges sur 10 (82%) ne confieraient jamais leurs données financières aux sociétés de médias sociaux, 62% aux sociétés internet, 46% aux entreprises e-commerce, 36% aux entreprises FinTech, 33% aux sociétés et 11% à une autre banque", explique KBC.

Enfin, sept Belges sur 10 veulent garder un contrôle entier sur leurs données et estiment "très important" que leur banque les informe des conséquences du partage de leurs données financières avec des tiers.

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