Le parachute doré de Pierre Mariani a-t-il du plomb dans l'aile?

Le sénateur Ahmed Laaouej (PS) et le député Georges Gilkinet (Ecolo).
Le sénateur Ahmed Laaouej (PS) et le député Georges Gilkinet (Ecolo). - © RTBF

Tout le monde s'en prend à la prime de départ de Pierre Mariani, le CEO de Dexia. Un parachute doré qui fait jaser: 1,2 million d'euros. Des propositions ont été déposées pour changer la loi, mais cela ne changera rien au contrat du patron de Dexia.

Polémique en vue: Pierre Mariani est toujours à la tête de Dexia mais le jour où il partira, ce qui n'est pas de l'ordre de l'impossible vu la situation de la banque, il pourrait empocher 1,2 million d'euros. Son contrat a été fixé en 2008 par le Conseil d'administration de la banque où siègent des représentants du gouvernement belge.

Vu la situation des banques, et de Dexia en particulier, que les pouvoirs publics ont dû dépanner, cela fait jaser.

Des propositions pour en finir

Côté PS, on est bien conscient qu'il faut mettre fin au système des primes de départ de dirigeants des banques.

De l'eau a coulé sous les ponts. L'accord de gouvernement exclut clairement tout parachute doré pour des dirigeants de banques aidées par les pouvoirs publics, rappelle Ahmed Laaouej (PS): "C'est une volonté politique, il y a des avancées inédites" indiquant que des propositions de loi ont été déposées, pour mettre fin aux parachutes dorés et pour encadrer les rémunérations variables. Il souhaite "en finir avec ces situations indécentes de bonus, de stock options et autres avantages similaires, parfois même en échappant à l'impôt" et "mettre fin à une injustice économique qui est couplée à une injustice fiscale".

Remettre la régulation au centre

Tardif, pour Georges Gilkinet (Ecolo) qui rappelle que le PS faisait partie du gouvernement qui a marqué son accord sur le contrat octroyé à Pierre Mariani.

Le député Ecolo reconnaît que les propositions de loi PS sont intéressantes mais juge qu'elles ne vont pas assez loin. Il faut dire "cela suffit, aller plus loin dans la rupture avec la finance".

Va-t-on devoir refinancer Dexia?

Le directeur de la Banque nationale Luc Coene a évoqué la possibilité d'une recapitalisation de Dexia: Georges Gilkinet a les plus grandes craintes à ce sujet: après l'élection présidentielle en France, il faudra peut-être recapitaliser et l'Etat belge s'est engagé pour cela à hauteur de 54 milliards d'euros. C'est "criminel", dit le député Ecolo, il faut "mettre fin à cette gabegie".

Ahmed Laaouej est beaucoup moins inquiet: d'autres banques en Europe connaissent les problèmes de Dexia.

RTBF

 

 

 

 

 

 

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