Le non-marchand, un secteur qui emploie des centaines de milliers de personnes

Le secteur des maisons de repos a été régionalisé
Le secteur des maisons de repos a été régionalisé - © SISKA GREMMELPREZ - BELGA

Le non-marchand en Belgique, qui manifeste ce jeudi à Bruxelles, c'est environ 525 000 travailleurs. "Soit plus de 15% de l'emploi total du pays", selon une estimation de la Centrale nationale des Employés (CNE). Le Setca, parle pour sa part de 400 000 travailleurs. Le non-marchand couvre des secteurs très divers comme la santé, l'aide à la jeunesse et le socio-culturel.

Selon une définition de l'ULg, "au sens large, le secteur non-marchand est l'ensemble des producteurs bénéficiant de ressources non-marchandes (et en particulier de financements publics) et poursuivant une finalité non lucrative. Entendu au sens restreint, le secteur non-marchand regroupe les producteurs satisfaisant aux deux conditions précédentes, et qui, en plus, fournissent des services relevant principalement de la santé, de l'action sociale, de l'éducation ou de la culture." Si l'on prend la définition au sens large, on dénombre plus d'un million de travailleurs dans le secteur.

Près de la moitié des travailleurs du non-marchand au sens restreint travaillent pour le fédéral, soit 240 000, selon les estimations de la CNE. Ce sont les travailleurs des hôpitaux privés (120 000), des maisons de repos et des maisons de repos et de soins (72 000) ou encore infirmiers à domicile salariés (10 800). Le secteur des maisons de repos a été communautarisé par la 6e réforme de l'Etat. Les francophones l'ont ensuite directement régionalisé.

Commissions paritaires

Du côté de la Fédération Wallonie-Bruxelles, le non-marchand représente quelque 25 000 travailleurs. Ceux-ci sont principalement occupés dans les secteurs de l'aide à la jeunesse (8000), le socio-culturel (8000) et l'accueil de l'enfance et de la petit enfance (7600).

La Wallonie et Bruxelles (Région, Cocof, Cocom) comptent respectivement quelque 18 000 et 7000 travailleurs dans des secteurs comme l'aide aux familles et aux personnes handicapées ou l'insertion socio-professionnelle.

Ces travailleurs sont répartis dans différentes commissions paritaires, dont la CP 318 (Services des aides familiales et des aides seniors), la CP 330 (Services fédéraux de la Santé), la CP 332 (Services francophones de la Santé) ou encore la CP 337 (Secteurs non-marchands).

Les syndicats souhaitent davantage d'uniformité. Conclus pour la première fois en 2000, les accords non-marchand ont permis une certaine harmonisation barémique. Les syndicats réclament à présent de nouveaux accords. "Le dernier conclu côté francophone date de 2010", signale notamment le Setca. Le 15 septembre 2016, les travailleurs des secteurs dépendant de la Communauté germanophone ont obtenu un accord.

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