Le mea culpa des annonceurs: oui, la pub est trop intrusive sur Internet

Les internautes sont toujours plus nombreux à installer un logiciel bloqueur de pub. 1 sur 4 en Belgique selon une étude de l'agence Space.
Les internautes sont toujours plus nombreux à installer un logiciel bloqueur de pub. 1 sur 4 en Belgique selon une étude de l'agence Space. - © Tous droits réservés

L'Union belge des annonceurs reconnaît que les internautes ont bien des raisons pour utiliser des logiciels bloquant les publicités, citant notamment la qualité, la pertinence et la fréquence de la publicité, tout comme leur impact négatif sur les performances des ordinateurs, tablettes ou smartphone.

"L’optimalisation des investissements publicitaires a peut-être été un peu trop loin, admet Karim Debbah, media manager de l'union belge des annonceurs. On a été trop loin dans l’intrusion (des publicités, ndlr) et on doit faire ce mea culpa. Et c’est essentiellement l’essor des logiciels bloqueurs de publicités qui fait qu’on doit se demander pourquoi les internautes refusent de plus en plus souvent de regarder nos publicités."

Un internaute belge sur quatre bloque la pub sur Internet

De fait, les internautes sont toujours plus nombreux à installer un logiciel bloqueur de pub. Ils étaient 200 millions dans le monde en 2015 selon une étude publiée en juin dernier, sans doute beaucoup plus aujourd'hui. Selon une étude de l’agence média Space, un internaute belge sur quatre bloque les pubs en ligne. Ça ne fait pas les affaires des annonceurs, qui ont besoin de toucher le consommateur, ça ne fait pas non plus les affaires des sites dont l'équilibre financier dépend de la pub, notamment les sites de médias.

Mais à ce stade, l'Union belge des annonceurs pose simplement le constat. Maintenant va s'ouvrir le temps de la réflexion puis, peut-être, de l'action. En tout cas, il y a des pistes. "Une des possibilités consisterait à développer un contenu publicitaire dans un contexte beaucoup plus agréable, moins intrusif, beaucoup plus créatif", explique Karim Debbah.

Ce qui a déjà changé en tout cas, c'est le ton. Jusqu'à présent, la réponse des annonceurs et surtout des sites vivant de la pub avaient été dans deux grandes directions. Technologique d'abord, développer des solutions pour essayer de rendre inefficace les logiciels bloqueurs de pub. L'autre voie, c'était les actions en justice. Les deux voies ont échoué, les annonceurs savent qu'il faut trouver autre chose.

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