Le marché des drones est en plein boom

Le marché des drones est en plein boom
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Les drones, ce sont ces engins téléguidés qui volent dans les airs pour filmer des festivals de musique par exemple, mais il y a toute une série d’autres débouchés, comme pilote de drone, c’est en train de devenir un vrai métier avec ses écoles reconnues, avec ses licences officielles et de plus en plus de travail.

Il y a de la demande : il y a 7 écoles en Belgique. Pour le moment, 300 pilotes sont reconnus et autorisés à voler. Certains en vivent complètement et en ont fait leur métier.

Un secteur qui se professionnalise

Pour le moment, il y a 1500 personnes en cours de formation qui seront licenciés dans les prochains mois. La plupart suivent cette formation chez EspaceDrone, la plus grosse école côté francophone. Pour Renaud Fraiture, son responsable, le marché est en pleine transition : "Le buzz familial du jouet est en train un petit peu de diminuer, ce buzz est passé. Par contre, le secteur se professionnalise énormément. Il y a de gens qui sont prêts à bosser. Si chez EspaceDrone il y a 500 pilotes qui se sont engagés, ce sont des gens qui sont en général en reconversion de carrière complète ou qui rajoutent leur drone dans leur société, mais on voit que ça se professionnalise très fort et je pense que ce n’est pas fini."

Ces pilotes qui se forment veulent en faire leur métier à part entière. Ce sont ces reconversions professionnelles. Renault Fraiture explique qu’il y a vraiment de tous les profils dans son école : "La grosse moitié des élèves sont de très grosses entreprises, qui forment leur propre personnel. On a formé la police, Médecins sans frontières, Elia, la RTBF. Et l’autre petite moitié, ce sont plutôt des indépendants ou des petites PME, qui eux sont en reconversion totale et qui veulent se lancer dans la photo et la prise de vue pour des agences immobilières, l’analyse de l’agriculture, un installateur de panneaux photovoltaïques qui fait de l’analyse avec des caméras thermiques de ces cellules, quelqu’un qui se lance dans la photo et la vidéo classique. Il y a vraiment un pan complet de l’économie qui est en train de s’ouvrir."

Il y  a des dizaines de débouchés possibles qui existent déjà. Un exemple : le transport de poches de sang dans des zones isolées en Afrique notamment ou bien le transport d’organes pour des dons d’organes dans l’urgence. Dans l’urbanisme, pour le contrôle des annexes construites illégalement ou bien pour repérer des marchands de sommeil. Pour la livraison de colis commandés sur Internet, Amazon avait fait pas mal de pub autour de ce projet. Pour les géomètres qui doivent prendre des mesures très précises, c’est plus facile depuis les airs. Dans l’agriculture, pour contrôler les champs. Puis évidemment dans le cinéma. Les films et les photos aériennes pour les mariages, les évènements sportifs, les concerts.

Mieux que l'hélicoptère

Bref, ce sont soit des choses qu’on pouvait déjà faire maintenant avec un hélicoptère et qui coûtent beaucoup moins cher, qui sont plus écologiques, moins dangereuses aussi maintenant, soit des choses qui étaient carrément impossibles à faire avant les drones. Il y a donc de nouveaux métiers qui vont se créer dans les prochaines années, et donc potentiellement toute une série de nouveaux emplois.

Une formation complète coût à peu près 2500 euros. Ça dure une semaine et il y a un examen à la fin, reconnu par le SPF Mobilité. Après ça, il faut évidemment acheter son matériel pour lequel la fourchette est très large : ça va d’un millier d’euros, pour des drones professionnels, les jouets sont beaucoup moins chers, à plus de 10 000 euros mais ça dépend bien sûr du style de mission que vous devez effectuer. Et puis une fois que ces investissements sont faits, ça rapporte de l’argent. Pour une prestation d’une journée, en fonction du genre de travail, vous pouvez facturer au client entre 800 et 2000 euros.

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