Le jugement pour une affaire de corruption chez Delhaize reporté au 26 juin

Le tribunal correctionnel de Bruxelles a à nouveau reporté son jugement dans le procès intenté pour des pratiques de corruption suspectées au sein de la chaîne de grande distribution Delhaize. La décision est fixée au 26 juin. Dans cette affaire, Hugo J., un ancien collaborateur de l'enseigne, risque trois ans de prison.

Le prévenu de 63 ans préparait les contrats pour les travaux de construction et d'entretien de l'entreprise. Pendant plusieurs années, il a touché des pots-de-vin et d'autres avantages de la part des entrepreneurs qui désiraient travailler pour Delhaize. La chaîne de supermarchés, qui a elle-même mis les faits au jour, demande 1,4 million d'euros de dédommagements.

Hugo J. était à la tête du service de calcul de Delhaize depuis 1997 et préparait personnellement les contrats des entrepreneurs. Il demandait à ceux-ci de faire baisser le prix de leur offre originale afin de pouvoir convaincre les responsables disposant du dernier mot de choisir la société en question. En échange, il percevait de l'argent en liquide, des voyages, des tickets pour des compétitions sportives ou encore des travaux de peinture dans son habitation. Delhaize estime par ailleurs que des factures ont également été falsifiées, mais le prévenu nie ces préventions.

Hugo J. collaborait avec un ingénieur disposant d'un bureau d'études qui se chargeait de préparer et de suivre les chantiers de Delhaize. Celui-ci est également jugé par le tribunal et risque une peine de prison de trois ans, dont la moitié avec sursis. Le parquet demande encore des amendes et des peines de prison d'un an avec sursis pour cinq entrepreneurs. D'autres entreprises étaient également initialement poursuivies, mais elles ont pu négocier une transaction pénale avec le parquet.

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