Le géant de l'investissement Elliott remet en cause Jack Dorsey, patron de Twitter

Jack Dorsey, patron et co-fondateur de twitter.
Jack Dorsey, patron et co-fondateur de twitter. - © PRAKASH SINGH - AFP

Le fonds d’investissement Elliott cherche à faire remplacer Jack Dorsey, patron et fondateur du réseau social Twitter et figure de la Silicon Valley, d’après des articles parus dans la presse américaine financière vendredi.

Selon une source de la chaîne CNBC, le fonds américain voudrait démettre Jack Dorsey "parce que son attention est divisée entre Twitter et Square (une entreprise spécialisée dans le paiement numérique, aussi fondée par Dorsey, ndlr) et parce qu’il souhaite partir en Afrique".

L’action de Twitter s’appréciait de près de 8% lors des échanges électroniques après la clôture de Wall Street. La société basée à San Francisco a refusé de commenter.

Évincé en 2008

Le 21 mars 2006 Jack Dorsey envoie le premier tweet : "just setting up my twttr" (je règle mon twttr") depuis son compte @jack, la première adresse de l’histoire de Twitter. Mais en 2008, critiqué pour sa mauvaise gestion, il se fait évincer et remplacer par un autre co-fondateur, Evan Williams.

De retour en 2015, il annonce la suppression de 8% des effectifs, soit quelque 340 emplois. Il promet davantage d’écoute et de transparence aux développeurs auprès desquels il s’est excusé pour la confusion du groupe, et entreprend de simplifier les produits proposés avec l’espoir de séduire davantage le grand public.

La même année, sa société de paiement mobile Square entre en Bourse. Twitter est parvenue à la rentabilité pour la première fois en 2017.

Elliott, un des leaders mondiaux

Créé en 1977 par l’homme d’affaires américain Paul Singer, Elliott est considéré comme l’un des fonds d’investissement les plus puissants et agressifs au monde, avec près de 40 milliards de dollars d’actifs gérés.

Samsung, ThyssenKrupp, Bayer, Pernod Ricard… la liste de ses prises de participation parfois controversée est longue. Le fonds est aussi parfois qualifié de "vautour" pour sa propension à racheter les dettes de pays en difficulté, comme en Argentine, en raison des hauts rendements qui y sont attachés.

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