Le gaspillage alimentaire, une plaie qu'il va falloir affronter

La fédération de la distribution s'est donné pour objectif de sensibiliser au gaspillage des déchets,
La fédération de la distribution s'est donné pour objectif de sensibiliser au gaspillage des déchets, - © RTBF

Mieux lutter contre le gaspillage alimentaire: tel est le but d'une brochure que présentaient ensemble ce matin COMEOS, la fédération de la distribution en association avec la fédération de l'industrie alimentaire et la fédération des banques alimentaires, pour expliquer aux producteurs et aux commerçants comment faire don de leurs invendus.

Chaque année plus de 650 000 tonnes de denrées alimentaires finissent à la poubelle... Nous les consommateurs, sommes en partie responsables puisque nous produisons un quart de ces déchets. Mais l'industrie alimentaire et la distribution ont aussi, évidemment, leur part dans ce gâchis. Tout ça alors que les besoins des banques alimentaires augmentent.

Mais publier une brochure n'est-ce pas simplement une manière de se donner bonne conscience ? Dominique Michel, administrateur délégué de Comeos s'en défend. Il rappelle que son secteur, celui de la distribution, fait déjà don de 2 millions de repas chaque année. Pour lui, les grandes surfaces font déjà leur part du boulot mais il fallait informer les petits commerces : "Vous devez vous imaginer que dans des petits magasins par exemple, vous avez encore 3 pots de youghourt à la fin de la journée plus encore quelques bananes, est-ce que vous allez organiser tout un transport pour, je dirais, véhiculer tout cela vers une banque alimentaire ou vers un cpas ? C'est pas facile."

Pour Kris Moris, représentant de l'industrie alimentaire, la brochure pourrait aider à changer les mentalités. Ces entreprises préfèrent évidemment d'abord revendre leurs produits restants comme base pour la biométhanisation ou comme aliments pour le bétail, avant d'en faire don. "Il faut dire aussi que si on ne veut pas faire la valorisation et on le donne, eh bien, c'est aussi une perte pour les entreprises."

De son côté, Alphonse De Vader, le responsable de la Fédération des Banques alimentaires, estime qu'il faut en tout cas tout faire pour favoriser les collaborations. Le nombre de personnes qui recourent aux banques, augmente mais les sources d'approvisionnement se font plus rares : "Le programme d'aide alimentaire au niveau européen, vient à échéance fin de l'année prochaine et il ne sera pas renouvelé dans le terme actuel, c'est-à-dire qu'il y aura beaucoup moins d'aide alimentaire de prévue". 

Il faut donc trouver des solutions en travaillant main dans la main avec l'industrie et les commerçants.

 
Daphné Van Ossel
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