Le G7 s'engage à "renforcer la lutte contre le financement du terrorisme"

Photo de groupe des ministres des finances et des gouverneurs de Banque centrale du G7 ainsi que Christine Lagarde, directrice générale du FMI (en haut à gauche), à Sendai le 20 mai 2016.
Photo de groupe des ministres des finances et des gouverneurs de Banque centrale du G7 ainsi que Christine Lagarde, directrice générale du FMI (en haut à gauche), à Sendai le 20 mai 2016. - © KAZUHIRO NOGI - AFP

Les grands argentiers du G7 se sont engagés à "renforcer la lutte mondiale contre le financement du terrorisme", à travers un plan d'action publié samedi à l'issue d'une réunion de deux jours au Japon.

"Le G7 réaffirme son engagement à contrer le financement du terrorisme, qui fournit aux terroristes les moyens de commettre leurs attaques, d'alimenter leurs réseaux et de diffuser leur idéologie via la propagande", souligne ce document.

"Nous sommes maintenant dans une phase opérationnelle. Nous allons déposer des outils efficaces de lutte contre le financement du terrorisme, c'est absolument nécessaire", a déclaré le ministre français des Finances, Michel Sapin, dans un entretien à l'AFP.

Tout d'abord, "bien échanger entre les organismes de renseignement dans le domaine financier de manière à ce que ce qui se passe dans un pays soit connu du pays d'à côté. Tout particulièrement pour lutter contre les grands mouvements de financement, par exemple groupe Etat islamique en Syrie ou en Irak", a-t-il expliqué.

"Il faut lutter contre l'anonymat"

Sur ce point, "le G7 va s'appuyer sur le travail des organisations internationales compétentes en la matière pour identifier, analyser et évaluer les marges de progression, et avancer des propositions concrètes pour corriger d'éventuelles vulnérabilités", selon les termes du plan d'action.

Les pays du G7 s'engagent aussi à évaluer les mesures de préventions actuelles, à mieux collaborer dans la mise en œuvre des sanctions financières, comme le gel de comptes bancaires, et enfin à renforcer le Gafi, le Groupe d'action financière sur le blanchiment des capitaux pour "relever les défis actuels".

"Il faut lutter contre l'anonymat : des cartes prépayées mais anonymes, des mouvements de cash qui permettent anonymement de financer. Il faut des traces", a souligné le Français Michel Sapin.

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