Le front commun syndical de l'enseignement présente son cahier de revendications 2021-2022

Les organisations syndicales et les fédérations de pouvoirs organisateurs (PO) ont présenté ce jeudi leur cahier de revendications sectorielles pour le futur accord 2021-2022. Ils l'inscrivent sous la thématique de "la lutte contre la pénurie en rendant le métier attractif". Le front commun syndical de l'enseignement fait savoir dans ce cahier de revendications que "les membres des personnels de l'enseignement doivent bénéficier de meilleures conditions de travail dans chaque niveau et type d'enseignement" (enseignement maternel et obligatoire, cpms, promotion sociale, secondaire artistique à horaire réduit, supérieur non universitaire, universitaire).

Cette revendication s'inscrit, explique le front commun, dans le contexte de pénurie des enseignants qui touche de manière inégale les établissements et les élèves qui les fréquentent. "Les mesurettes urgentes prises par le décret du 17 juillet 2020 censées améliorer la situation ne permettent pas d'atteindre l'objectif ni de traiter les causes du problème. La solution ne se trouve pas dans la mise en cause de la priorisation des titres nécessaires à l'exercice d'une fonction dans l'enseignement ni des balises pour y accéder", peut-on lire dans le document.

Se recentrer sur leur principale mission

Partant de ces constats, le front commun présente un cahier transversal de revendications sectorielles axé, selon les différents syndicats, sur les seuls moyens d'endiguer la pénurie, à savoir l'attractivité du métier et les conditions dans lesquelles on l'exerce, qui doivent permettre aux enseignants de véritablement se recentrer sur leur principale mission: la prise en charge de l'enseignement aux élèves.

Le cahier de revendications est décliné sous six thématiques: l'accès à la carrière, son déroulement, les conditions de travail, la fin de carrière, la concertation sociale et diverses revendications plus spécifiques concernant les Hautes Écoles et les Universités (refinancement de l'enseignement supérieur et la recherche, concrétiser un statut de l'Enseignant-Chercheur, etc.). "Nous ne nous engagerons ni sans un calendrier précis d'application, ni dans un protocole qui, comme les derniers, ferait la part belle aux revendications des fédérations de PO, alors que la concertation sociale est censée assurer à la partie la plus faible de la relation de travail - le travailleur - le droit, entre autres, à la négociation collective de ses règles et conditions de travail", prévient le front commun.

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