Le conseil d'administration de Proximus veut appliquer le plan de restructuration, Guillaume Boutin devient CEO

A l'issue du Conseil d'administration qui se tenait chez Proximus cet après-midi, le successeur de Dominique Leroy a été désigné. Il s'agit du Français, Guillaume Boutin, responsable du marché des consommateurs chez Proximus. Guillaume Boutin a été directeur du marketing chez Canal+ en France durant deux ans, avant de traverser la frontière et de rejoindre Proximus à l'été 2017. Le monde des télécoms ne lui était toutefois pas étranger puisqu'il a travaillé pour l'opérateur français SFR durant plusieurs années, notamment en tant que directeur financier et chargé du marketing. 

Plan de restructuration appliqué, tel en a décidé le CA

Un des dossiers qui était également à l'ordre du jour de ce conseil d'administration était le plan de restructuration annoncé en janvier et négocié depuis le mois de septembre. Le conseil d'administration a décidé la mise en oeuvre du plan de transformation malgré le rejet de la CGSP et de la CSC.

Dans un communiqué, Proximus précise "rester convaincu que ce plan de transformation est essentiel pour Proximus, qui doit accélérer sa transformation digitale pour sécuriser l'avenir de l'entreprise, continuer à investir dans les réseaux du futur et répondre aux besoins de ses clients. Dans ce contexte, le conseil d'administration a décidé à l'unanimité de démarrer le plan de transformation sans toucher au cadre de la loi de 1991 et en respectant les procédures prévues dans la législation sociale applicable. De cette façon, tous les employés peuvent être informés de manière individuelle. Cela mettra fin à l'incertitude qui règne aujourd'hui au sein de la société", explique Proximus.

Du côté de la CGSP, cette décision du CA passe mal, comme l'explique Laurent Malengreau, responsable CGSP chez Proximus: "C'est très mitigé. Evidemment, nous sommes très en colère, car lors du bureau de la Commission paritaire qui s'est tenue ce matin, nous avons pensé qu'il y avait encore moyen de négocier, mais quand on voit ce qu'ils ont fait fi de toutes les recommandations que nous avons pu donner, pour nous, c'est clairement une activation de l'article 35, et donc oui nous sommes très en colère par rapport à cela". Cet article 35 prévoit la possibilité de casser une décision prise en commission paritaire. "Nous sommes en colère, car c'est un bafouage du dialogue social, et c'est renier tous les accords qui ont pu avoir lieu dans un dialogue social auparavant. Nous avons une réunion demain à 9h avec la Direction. Nous allons voir ce qui va nous être présenté, et comment cela va nous être présenté. Mais, il est clair et net pour nous qu'il n'y aura plus de retenue dans les actions," précise le responsable CGSP.

 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK