Le chômage recule en avril mais les attentats ont fait augmenter le chômage temporaire

Le chômage recule en avril mais les attentats ont fait augmenter le chômage temporaire
Le chômage recule en avril mais les attentats ont fait augmenter le chômage temporaire - © NICOLAS LAMBERT - BELGA

La Belgique comptait en avril 397 413 chômeurs complets indemnisés demandeurs d'emploi, soit 11 756 ou 2,8% de moins qu'en avril 2015, a annoncé, vendredi, l'office national de l'emploi (Onem). Le chômage temporaire est par contre en hausse, à la suite des attentats du 22 mars.

Nette augmentation chez les 60-65 ans

Dans le détail, le chômage complet des jeunes de moins de 25 ans diminue de 9,6% (-4216 unités), tout comme dans les autres catégories d'âge, à l'exception des 60-65 ans, dont le nombre augmente de 47% ou 4423 unités. "Il importe toutefois de tenir compte de la modification réglementaire concernant le relèvement de la limite d'âge pour l'obtention d'une dispense d'inscription comme demandeur d'emploi", précise l'Onem dans un communiqué.

Toujours sur base annuelle, c'est à Bruxelles que le chômage a reculé le plus en avril (-4% ou -2.802 unités). En Wallonie et en Flandre, le chômage baisse de respectivement 3,2% (-5.445 unités) et 2% (-3.329 unités).

On dénombrait ainsi 163 695 chômeurs complets en Flandre, 166 486 en Wallonie et 67 232 à Bruxelles.

Selon des chiffres provisoires, 682 chômeurs ont vu leur droit aux allocations d'insertion expirer en avril, en raison de leur limitation à trois ans. Au total, pour l'année 2015 et les trois premiers mois de 2016, l'Onem recense 30 792 personnes, soit 29 021 en 2015 et 1 771 en 2016, touchées par la limitation à maximum trois ans de la durée des allocations d'insertion.

Le chômage temporaire s'envole

Le mois d'avril a également été marqué par une augmentation de 31 169 unités ou 25,7% du chômage temporaire. Selon l'Onem, "une partie de cette augmentation peut s'expliquer par les conséquences de la menace terroriste et des attentats du 22 mars telles que la fermeture de centres commerciaux, d'écoles, d'établissements horeca ou une diminution de l'offre des transports publics, l'annulation de certains événements ainsi que le ralentissement des activités dans la zone aéroportuaire de Zaventem, dans le secteur de l'horeca, des voyages, .. qui peuvent être considérés comme des circonstances de force majeure impliquant que des entreprises touchées peuvent invoquer le chômage temporaire."

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