Le bénéfice d'Electrabel bondit, alors qu'il paye très peu d'impôts

La maison-mère GDF Suez ne publie pas les chiffres annuels d'Electrabel à part, mais ils sont toutefois disponibles via la Banque Nationale.

Il en ressort que le bénéfice imposable d'Electrabel a augmenté de 48% pour atteindre 1,2 milliard d'euro. C'est principalement la conséquence de résultats exceptionnels positifs pour la filiale.

Le producteur d'électricité paye 12,5 millions d'euros d'impôts sur les bénéfices, ce qui revient à un taux d'imposition de 1,05%. Le tarif normal pour l'impôt sur les sociétés est de 33,99%.

Electrabel paye également une taxe sur la production d'énergie nucléaire de 212 millions d'euros, 98 millions d'euros pour des taxes spécifiques aux entreprises et 390 millions d'euros de TVA. Electrabel peut toutefois déduire fiscalement la taxe sur le nucléaire.

 

361 millions d'euros de taxes et impôts payés en 2011

Electrabel a tenu à préciser vendredi qu'elle avait payé 361 millions d'euros de taxes et d'impôts, dont 51 millions d'euros d'impôts des sociétés en 2011.

"L'impôt des sociétés à charge d'Electrabel s'élevait en 2011 à 51 millions d'euros, ce qui correspond à un taux d'imposition de 34% du bénéfice imposable", précise Electrabel. A côté de ces 51 millions d'euros, Electrabel a versé 212 millions d'euros au titre de contribution nucléaire et 98 millions d'euros de taxes d'exploitation.

"Electrabel est, en outre, un grand employeur du pays, et a aussi versé aux caisses de l'Etat 142 millions d'euros de cotisations sociales l'an dernier", ajoute Electrabel.

"Electrabel s'acquitte, comme tout contribuable, des impôts et taxes dues (361 millions d'euros en 2011) en appliquant à la lettre les règles fiscales en vigueur", insiste la société.

Avec Belga

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