"Laissez-nous travailler" : le cri des entrepreneurs, qui veulent en finir avec les "bulles" sociales

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temporary-20200831100656 - © THIERRY ROGE - BELGA

Laissez-nous travailler : voici le message que lancent aujourd'hui une trentaine d'organisations professionnelles francophones à l'adresse des autorités dans une carte blanche publiée dans La Libre.

L’Union des Classes Moyennes (UCM) tirait la sonnette d’alarme la semaine dernière : un commerce sur deux serait menacé de disparition en Belgique, après des soldes peu encourageants.

Si les signataires de la carte blanche ne remettent pas en cause les gestes barrière comme la distanciation sociale et le port du masque, en revanche, ils voudraient en finir avec le système des bulles.

"La mesure concernant la bulle, c'est difficile. Beaucoup d'informations sont contradictoires", dit Pierre-Frédéric Nyst, président de l'UCM. "Vous ne pouvez pas vous marier en présence de plus de dix personnes, par contre vous pouvez aller dans des stades de foot avec 10.000 personnes. C'est difficile à faire comprendre et à faire passer."

L'UCM souhaite donc élargir la bulle, pouvoir faire ses courses à plus de deux personnes "et organiser toute une série d'autres métiers sans devoir tenir compte de cette bulle".

Retour du moratoire sur les faillites d'entreprises : une solution ?

Parmi les mesures de relance, l’UCM plaide aussi pour le retour d’un moratoire sur les faillites d’entreprises, un mécanisme ayant pris fin le 17 juin dernier. Cette mesure de protection visait à éviter que des entreprises ne soient déclarées en faillite.

"Nous sommes maintenant à la fin du mois d'août et nous constatons que la relance économique a été plus lente que prévu", remarque le président de l'UCM. "Ce qui veut dire que ressusciter le moratoire sur les faillites est sans doute l'une des pistes. Nous souhaitons avoir la possibilité de constituer des dossiers, de discuter avec nos professionnels du chiffre et, si on doit se retrouver un jour devant le juge dans le cadre d'une citation en faillite, pouvoir montrer qu'on a déjà négocié des plans d'apurement, qu'on a déjà pris contact avec les créanciers et qu'on n'est pas dépourvus."

Initialement, l'UCM réclamait le retour du moratoire jusqu'à la fin de l'année 2020. Deux mois plus tard, il envisage d'en prolonger la durée, "même si cela va être difficile".

"Il y a une série de pistes, et effectivement une discussion là-dessus", confirme la Première ministre Sophie Wilmès, invitée de Thomas Gadisseux dans Matin Première ce lundi. Mais pour élaborer un "package" autour du plan de relance, il faudra que "l’on s’accorde au minimum au Parlement", conclut-elle.

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