La zone euro renforce l'architecture de son union bancaire

Le chef de file de la zone euro Jeroen Dijsselbloem
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Le chef de file de la zone euro Jeroen Dijsselbloem - © AFP PHOTO /JOHN THYS

Les ministres des Finances de la zone euro ont trouvé un accord sur la recapitalisation directe des banques par le fonds de secours. C’est un pas important vers la stabilité de la zone euro puisque le système devrait permettre de sauver les banques en difficultés sans peser sur les finances publiques.

La recapitalisation directe des banques par le mécanisme européen de stabilité (le fonds d'aide de la zone euro) avait été promise il y a tout juste un an, au plus fort de la crise bancaire espagnole. L'idée était de permettre au fonds d'aider les banques directement. Ce qui évite à l'Etat de le faire et d'alourdir d'autant sa dette publique.

Les 17 ont accepté que le système soit utilisé de manière rétroactive, cela concerne des Etats qui ont déjà aidé leurs banques, mais ce sera au cas par cas.

Il n’est pas question non plus que le fonds de secours consacre ses 500 milliards d’euros à la recapitalisation, explique le chef de file de la zone euro Jeroen Dijsselbloem : "Il y aura une limite de 60 milliards qui pourront être utilisés pour la recapitalisation. Cette limite pourra être revue par le conseil des gouverneurs si nécessaire".

Le recours à la recapitalisation se fera par ailleurs sous conditions. Primo : la stabilité de la zone euro devra être en danger. Secundo: actionnaires et créanciers des banques devront être sollicités. Tertio: les États aussi, ils ne seront plus la seule solution au problème des banques. Mais ils devront contribuer au renflouement à hauteur de maximum 20% de la somme totale injectée.

Ce système ne sera effectif qu'en 2014, lorsqu'un autre pilier de l'union bancaire, la supervision des banques par la BCE, sera lui aussi opérationnel.

Africa Gordillo

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