La Wallonie s’en prend aussi à Skeyes, visé par plusieurs procédures judiciaires

La pression s'intensifie sur Skeyes
La pression s'intensifie sur Skeyes - © THIERRY ROGE - BELGA

Cette fois, c’est la Wallonie et ses aéroports qui enfoncent le clou. La Sowaer (propriétaire des aéroports wallons), Liège Airport et la BSCA souhaitent déposer une requête en urgence pour demander une astreinte en cas de nouvelle grève chez Skeyes, anciennement Belgocontrol. Une action en justice sur le fonds devrait également être introduite pour réclamer des indemnités pour les préjudices subis. Cette décision fait suite aux différentes actions menées par le personnel de Skeyes ces dernières semaines.

La Wallonie a également décidé de suspendre tout paiement à Skeyes. Chaque année, la région prévoit un budget de 8 millions d’euros pour les services de contrôle de l’espace aérien. Les négociations sur la prochaine convention stratégique sur dix ans entre la Wallonie et Skeyes ont été suspendues et reportées sine die.

Par ailleurs, La SOWAER, Liège- Airport et la BSCA étudient aussi les alternatives structurelles permettant de se passer des services de SKEYES en optant, par exemple, pour un acteur privé.

Plusieurs procédures judiciaires

Plusieurs organisations attaquent Skeyes en justice. Ce matin, Brussels Airport et TUI fly ont annoncé avoir saisi le Tribunal de Commerce de Bruxelles. L'aéroport a déposé une requête en référé pour obtenir des astreintes de Skeyes en cas de nouvelles grèves. Brussels Airport estime qu’elle : « subit des dommages économiques importants et que sa réputation est ternie en raison des perturbations persistantes et inattendues suite aux actions du personnel de Skeyes .»

La société Liège Cargo Handling Services (LACHS) et la compagnie aérienne Cargo (CAL), avaient déjà entrepris le même type démarche au mois d’avril.  Ils avaient obtenu 250.000 euros par heure d’interruption. La semaine dernière, Brussels Airlines avait également demandé et acquis une amende de 10.000 à 20.000 euros par vol annulé ou retardé de plus d’une heure.

Selon Sudpresse, à l’aéroport de Charleroi (BSCA), la compagnie low-cost Ryanair songe aussi à introduire une action visant à obtenir des astreintes de 250.000 euros en cas de nouvelles perturbations dues au conflit social chez Skeyes.

Une nouvelle réunion est prévue jeudi

Pour rappel, cela fait plusieurs semaines que le conflit social dure chez Skeyes. Les contrôleurs aériens se plaignent de leurs conditions de travail qui représentent, selon eux, un danger pour la sécurité de l’espace aérien.

Un accord avait été signé par le syndicat socialiste mais pas par les syndicats chrétien et libéral, le 10 mai dernier. Suite à cela, une grève surprise avait eu lieu le jeudi 17 mai. Des centaines de vols avaient été annulés. La direction a laissé entendre qu'il n'était pas question de renégocier cet accord mais que la porte restait par contre ouverte pour des détails de sa mise en œuvre.

Une nouvelle réunion est prévue jeudi.  D'ici là, la direction de Skeyes poursuit la présentation au personnel du contenu de l'accord. Des séances d'informations sont ainsi prévues ce mardi à Liège et Charleroi.

 

 

Le CEO de Liège Airport, Luc Partoune, préconise un plan B (JT 13h de ce mardi 21 mai):

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