La Société wallonne du Crédit social, le coup de pouce pour devenir propriétaire

La Société wallonne du Crédit social, le coup de pouce pour devenir propriétaire
La Société wallonne du Crédit social, le coup de pouce pour devenir propriétaire - © BENOIT DOPPAGNE - BELGA

La Société wallonne du Crédit Social peut vous aider à devenir propriétaire. C’est une solution alternative bien plus accessible aux petits revenus que les circuits bancaires classiques. En 2014, la Société wallonne du Crédit Social a consenti près de 2700 prêts hypothécaires sociaux pour un montant de près de 300 millions d’euros.

Le montant moyen des prêts : 112 000 euros avec surtout deux gros atouts par rapport aux banques classiques, comme l'explique Nathalie Ombelets, directrice générale de la Société wallonne du Crédit Social : "La banque met essentiellement deux conditions pour octroyer des prêts. C’est d’une part de ne pas emprunter plus de 80% de la valeur de la maison et, d’autre part, d’avoir un salaire suffisant que pour garder 1250 euros. C’est la norme dans le secteur bancaire. Donc, garder 1 250 euros en poche après avoir remboursé toutes les charges. Chez nous, ces deux conditions-là sont beaucoup plus souples. On peut aller jusqu’à 110% de la valeur de la maison pour couvrir non seulement le coût d’acquisition, mais aussi les frais de dossier, les frais de notaire, les droits d’enregistrement. L’autre condition, donc la condition de net en poche, eh bien là on peut octroyer des prêts pour des personnes qui n’ont plus que 740 euros en poche après avoir déduit leur mensualité".

Bien sûr, les banques classiques proposent des taux hypothécaires très bas pour le moment, mais c’est un rêve souvent inaccessible pour le public-cible de la Société wallonne du Crédit Social. Alors, même si le taux n’y est pas nécessairement le plus bas du marché, l’important est surtout d’avoir accès à un prêt hypothécaire.

Qui sont les personnes qui demandent ces prêts hypothécaires sociaux ?

Pratiquement la moitié des bénéficiaires sont des jeunes (moins de 30 ans) et, dans 90% des cas, les bénéficiaires ont des revenus précaires. Dans le cas du crédit hypothécaire social, ils ont leur chance. C’est ce qu’explique Nicole Stofkooper. Elle est spécialiste crédit hypothécaire au Crédit Social du Brabant-Wallon: "On peut prendre en compte les revenus de remplacement, par exemple, que les banques ne prennent pas. Les banques refusent systématiquement les crédits aux personnes qui ont des revenus de remplacement. Nous appuyons beaucoup de personnes isolées. Les personnes isolées ont également beaucoup de difficultés à avoir des crédits hypothécaires dans les banques, parce que les banques considèrent qu’un seul revenu n’est pas suffisant. La garantie n’est pas suffisante pour pouvoir octroyer un crédit".

Tout cela ne signifie pas que les crédits hypothécaires sociaux soient octroyés de manière plus laxiste que dans le circuit bancaire classique, mais l’équation est plus compliquée puisqu’il s’agit de faciliter l’accès à la propriété de public moins favorisé sans les pousser dans le surendettement.

Il y a un contentieux, mais un contentieux limité : 2,5% des 26 000 dossiers ouverts à l’heure actuelle auprès de la Société wallonne du Crédit Social.

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