La Saint-Valentin: une aubaine pour les restaurants

Menu Saint-Valentin
Menu Saint-Valentin - © rtbf

"Vous-souhaitez réserver une table pour le soir de la Saint-Valentin ? Désolé, nous sommes déjà complets depuis un mois !".

Comme chaque année, de nombreux restaurants affichent complet le 14 février. D’après une étude menée par ING l’année dernière, un Belge sur deux s'offre un resto le jour de la Saint-Valentin.

Salvatore Bongiorno, patron du restaurant "Il Milano di Toto" à Zaventem nous le confirme : "La Saint-Valentin est une vraie bulle d'oxygène en plus pour notre restaurant, ce sont des jours où l'on est archi-complet. On a même réussi à faire trois "Saint-Valentin", le week-end avant, le jour-j et le week-end après qui sont tous remplis."

Du coup, l’établissement a mis les petits plats dans les grands : pianiste live, décoration et bougies en forme de cœur. Face à la demande, le restaurant, qui ne propose habituellement pas de menu, a créé un menu spécial, 5 services pour 80 euros hors vins. Le soir de la Saint-Valentin, il sera même obligatoire.

Un client régulier réagit : "C'est un jour spécial, quand on aime on ne compte pas, dès lors le prix n'a pas d'importance."

Une bonne affaire pour la plupart des restaurants qui jouent le jeu

"La table de Mus" est un restaurant gastronomique du centre de Bruxelles. Ce mercredi 14 février, il ouvrira exceptionnellement lors de son jour de fermeture et proposera un menu 4 services à 60 euros hors vins. Pendant l'année, le menu est à 49 euros. Une augmentation de prix assumée par le patron : "On travaille des produits plus haute de gamme. Pour la première entrée on va utiliser du caviar, en deuxième entrée et en plat on va travailler de la truffe et les vins seront plus nobles", explique Mustapha Duran. 

Les tables ont toutes été réservées depuis un mois déjà. 

Travailler le 14 février, c’est un business rentable

"C'est un grand business, tout comme la Toussaint et la fête des mères pour les fleuristes. Tout est devenu business aujourd'hui. Un restaurant n'est pas une œuvre de bienfaisance, on n'est pas des philanthropes, on est là pour gagner notre vie et aujourd'hui malheureusement pour les restaurateurs, la rentabilité n'est pas toujours au rendez-vous, alors on en profite", déclare Salvatore Bongiorno, le patron du restaurant "Il Milano di Toto".

Mustapha Duran de "La table de Mus" renchérit : "On augmente notre chiffre d'affaires de 20% par rapport à un jour normal. Parce que le menu est plus cher et les gens se font plus plaisir, par exemple, les gens nous demandent souvent du caviar en supplément. C'est un service qu'on ne doit pas rater."

Les diners au restaurant représentent 62% du budget des amoureux de la Saint-Valentin. Pour les restaurateurs, c'est clairement une aubaine mais ces deux adresses le promettent, la qualité sera au rendez-vous.

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