La réouverture des bars et restaurants le 8 juin était cruciale pour l'Horeca

La réouverture des bars et restaurants le 8 juin était cruciale pour l’Horeca
La réouverture des bars et restaurants le 8 juin était cruciale pour l’Horeca - © DIRK WAEM - BELGA

C’est une bouffée d’oxygène pour le secteur Horeca. Il a été le premier à devoir fermer ses portes à la mi-mars. Il savait qu’il serait probablement le dernier à pouvoir les rouvrir. L’autorisation de réouverture, sous conditions, à partir du 8 juin était une nécessité.

Du côté des clients, beaucoup attendent de pouvoir se retrouver à une table de restaurant ou dans un bar. Un sondage publié mardi par Edenred dévoilait que 8 Belges sur 10 ont l’intention de retourner dans un bar ou un restaurant dès la réouverture de ces établissements. Du côté des acteurs de l’Horeca, c’est aussi l’impatience. Il est temps pour eux de reprendre les affaires et d’arrêter l’hémorragie. 


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C’est une question de survie pour beaucoup. Récemment, la société Graydon qui suit de près la santé économique des entreprises et des commerces estimait que près d’un quart des établissements de l’Horeca étaient dans une situation plus que délicate et le resteraient même en cas de réouverture le 8 juin. Une fermeture prolongée au-delà de cette date aurait provoqué un cataclysme et menacé de faillite les deux tiers des établissements.

La possibilité pour les établissements Horeca de reprendre, sous conditions, le 8 juin pourrait aussi être entérinée mercredi. Une décision de nature à satisfaire de nombreux Belges. En effet, huit citoyens

Des règles rigoureuses saluées dans le secteur

Le plan de déconfinement des restaurants et bar prévoit des conditions très strictes pour respecter l’hygiène et la distanciation. Mais au moins, elles savent où elles vont, estime-t-on chez Comeos, qui représente les grands acteurs du secteur, comme les chaînes de restaurant : "Les entreprises de restauration savent désormais où elles en sont et peuvent prendre les mesures de sécurité nécessaires", explique Dominique Michel, administrateur délégué de Comeos.

Du côté de l’Union des Classes Moyennes, qui défend les intérêts des indépendants, on salue aussi le nouveau dispositif : "Les règles imposées (un mètre cinquante entre les tables, dix personnes au maximum à la même table, masque pour les serveurs) sont gérables. Manifestement, les autorités font confiance au sens des responsabilités des entrepreneurs. À juste titre puisqu’ils ont toujours respecté, ces dernières semaines, les instructions sanitaires, comme le démontre l’évolution des chiffres de l’épidémie", explique l’UCM dans un communiqué.


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Cependant, le secteur attend des mesures de soutien supplémentaires. Un taux de TVA réduit à 6% sur les repas et les boissons non alcoolisées pourrait être décidé. La prolongation du statut de chômage temporaire pour cause de force majeure et la diminution des coûts salariaux sur base des mesures fiscales seraient aussi une nécessité.

Des conditions qui limitent la rentabilité

Car les bars et restaurants reprendront leurs activités avec une capacité réduite. La nécessaire distanciation sociale impose de réduire le nombre de tables et donc de couverts. La rentabilité des établissements sera donc réduite. "L’Horeca a déjà perdu 4 milliards d’euros de chiffre d’affaires", explique Dominique Michel, "il faudra donc prendre des initiatives supplémentaires pour limiter les dégâts. Par exemple, un médiateur fédéral devra être mis en place pour traiter la problématique du loyer", a-t-il expliqué.

La Première ministre, Sophie Wilmès n’a pas voulu en dire plus ce mercredi en conférence de presse mais elle a confirmé que des dispositions supplémentaires seront prises pour l’Horeca : "Il y a une nécessité de garder les mesures transversales concernant l’Horeca et la Culture, des mesures supplémentaires doivent être prises. Elles sont en train d’être discutées", a-t-elle déclaré à l’issue de la réunion du Conseil National de Sécurité.

Extrait de la conférence de presse suite au Conseil national de sécurité du 03/06/2020

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