La Monnaie Royale frappe ses dernières pièces avant la fermeture

Une pièce de 2 euros en commémoration du 200e anniversaire de l’Université de Gand sera la dernière création de la Monnaie Royale de Belgique à être frappée ce 28 septembre. Avant la fin octobre, quelques pièces de 1, 2 et 5 centimes seront encore frappées pour écouler les stocks de matière première. Ensuite, les machines seront démantelées. Les ateliers de la Monnaie Royale fermeront définitivement leurs portes le 31 décembre.

La décision a été prise en octobre 2016 : le gouvernement fédéral a choisi de fermer les ateliers de la Monnaie Royale. L’opération doit permettre d’économiser 2,5 millions d’euros par an. La fermeture est justifiée par l’augmentation des coûts de production des pièces en Belgique et par le fait qu’il y a de moins en moins besoin de pièces de monnaie en Belgique, à cause de l’augmentation des paiements électroniques.

La production de pièces en diminution

La Monnaie Royale ne produisait déjà plus que quelques pièces officielles, de 1, 2 et 5 centimes d’euros.  Cette production avait fortement diminué et était passée de 771 millions de pièces en 2001 à 70 millions en 2014.

Le reste de la production de la Monnaie Royale était constitué de pièces de collection. La pièce de 2 euros pour le 200e anniversaire de l’Université de Gand en est un exemple. C’est la dernière pièce commémorative créée par la Monnaie Royale qui sera frappée dans les ateliers bruxellois ce 28 septembre.

La cadence de frappe de pièces dans les ateliers de la Monnaie Royale ralentira au cours du mois d’octobre. L’institution écoulera ses stocks de matière première pour produire ses derniers centimes d’euros. Ensuite, les machines se tairont définitivement. Les dix presses seront démantelées et l’usine fermera ses portes avant le 1er janvier 2018.

La production de pièces délocalisée à l’étranger

Le personnel de la Monnaie royale qui  travaille encore à la frappe de pièces sera recasé dans d’autres services de la fonction publique. Ce sont 32 personnes qui seront ainsi redéployées dans d'autres administration. Quatorze personnes continueront à travailler pour la Monnaie Royale, par exemple à la comptabilité ou au design de pièces.

A l’avenir, la Monnaie Royale continuera à commander la production de nouvelles pièces, qu’elles soient commémoratives et destinées aux collectionneurs ou qu’il s’agisse des pièces de monnaie d’usage courant. La production, elle, se fera à l’étranger, sur base d’un cahier des charges que le conseil des ministres devra approuver.  

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