La justice américaine suspend la construction de l'oléoduc controversé Keystone XL

Action d'opposants à la construction de l'oléoduc géant Keystone XL, devant une agence de la Chase Bank, accusée de le soutenir, le 8 mai 2017 à Seattle
Action d'opposants à la construction de l'oléoduc géant Keystone XL, devant une agence de la Chase Bank, accusée de le soutenir, le 8 mai 2017 à Seattle - © Jason Redmond

Un juge fédéral du Montana a suspendu jeudi la construction de l'oléoduc géant Keystone XL, estimant que l'administration Trump n'a pas su motiver suffisamment sa décision, prise en mars 2017, de remettre en cause la suspension du projet décidée par Barack Obama en 2015.

Censée relier les champs pétrolifères de la province canadienne d'Alberta aux raffineries américaines du golfe du Mexique, cette gigantesque infrastructure opérée par TransCanada, déjà en cours de construction, est fermement combattue par les communautés autochtones des territoires qu'elle traverse, inquiètes des dégâts environnementaux qu'elle pourrait causer.

La suspension ordonnée par le juge Brian Morris est temporaire et impose au gouvernement américain d'examiner plus en profondeur les implications du projet sur le climat, la faune et les cultures autochtones.

Mais elle s'apparente à une victoire majeure pour les défenseurs de l'environnement et les communautés amérindiennes, et à un revers de taille pour le président américain, qui avait autorisé la construction du pipeline reliant le Canada au Texas deux mois après son arrivée au pouvoir, concrétisant ainsi une promesse de campagne.

7 milliards d'euros et 830.000 barils de pétrole

Donald Trump avait justifié le contournement du blocage décrété par son prédécesseur au nom de la lutte contre le réchauffement climatique par la volonté de créer des emplois et de favoriser le développement des infrastructures.

Keystone XL, qui doit s'étirer sur 1900 km dont 1400 en territoire américain, est destiné à être connecté au réseau existant d'oléoducs aux États-Unis.

Le projet chiffré à 8 milliards de dollars (7 milliards d'euros) date de 2008 et devrait permettre d'acheminer quotidiennement 830.000 barils de pétrole.

Archive : JT 19/02/2013

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