La guerre des monnaies au menu du FMI

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On devait s'y attendre, l'euro a de nouveau franchi le cap de 1,40 dollar, jeudi, ce qui embarrasse nos industriels mais laisse la Banque Centrale Européenne de marbre.

L'euro monte sur les marchés des changes mais il n'est pas le seul : le yen japonais grimpe aussi ainsi que toute une série de devises, depuis le real brésilien jusqu'à la livre turque en passant par la roupie indienne. Les Américains laissent filer leur monnaie, c'est clair. Ils réagissent ainsi à l'intransigeance de la Chine qui refuse de donner au yuan le poids qu'il a sur la scène économique mondiale. C'est la guerre des monnaies (dont on parlait jeudi) et elle sera le sujet central des assemblées du FMI et de la Banque mondiale ce week-end à Washington.

Le patron de la Banque mondiale, Robert Zoellik, a déjà balisé le terrain en déclarant que si on laissait le conflit s'installer, on risquerait de répéter les erreurs qui ont mené à la grande Récession des années trente, à savoir des dévaluations compétitives qui plombent l'économie mondiale. On ne s'en sortira pas chacun pour soi, dit-il. Les Européens en sont d'autant plus convaincus qu'ils font les frais de la guerre des changes. Mais la Banque centrale n'a pas levé le petit doigt jeudi, elle n'a pas bougé d'un iota sa politique monétaire, un message mal reçu sur les marchés.

 

Françoise Gilain

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