La FEB "débranche la prise" des discussions sur les pensions, dénonce la FGTB

Jean-François Tamellini, secrétaire fédéral de la FGTB
Jean-François Tamellini, secrétaire fédéral de la FGTB - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

La Fédération des Entreprises de Belgique (FEB) a décidé unilatéralement de "débrancher la prise" des discussions sur la réforme des pensions, a dénoncé lundi Jean-François Tamellini, secrétaire fédéral de la FGTB.

"Nous avions récemment envoyé un courrier au Premier ministre Charles Michel et au ministre des Pensions Daniel Bacquelaine afin de leur faire part de notre volonté de poursuivre les discussions sur les pensions au sein du Groupe des 10", a expliqué le responsable du syndicat socialiste.

Dans ce cadre, une réunion était prévue ce mardi. Devaient y être évoquées les questions de la pension minimum, des carrières longues, des cotisations de solidarité et du plafond salarial. "Alors qu'elle était elle aussi demandeuse de la poursuite de ces discussions, la FEB nous a informés ce lundi qu'elle ne souhaitait plus participer à cette réunion", a ajouté Jean-François Tamellini.

Motif invoqué, selon le représentant de la FGTB: "le contexte général" et "les divergences trop importantes" entre les partenaires sociaux sur ce dossier.

"Ce qu'il s'est passé la semaine dernière n'est pas innocent. Négocier un accord et ne pas le respecter a soulevé de nombreuses questions au sein du Groupe des 10", a pour sa part expliqué la FEB en faisant référence au rejet, par la base de la FGTB et de la CSC, d'un accord conclu par les employeurs et les syndicats sur, entre autres, le salaire des jeunes et les règles en matière de préavis. "Nous devons d'abord résoudre ces questions avant de pouvoir nous remettre à la table des négociations en toute confiance", a ajouté la fédération patronale en assurant toutefois "rester ouverte à un dialogue social constructif".

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