La FEB confirme la reprise mais insiste sur un tax shift "intelligent"

"Les circonstances n'ont pas été aussi bonnes depuis de nombreuses années", résume Edward Roosens, chief economist de la Fédération, qui souligne toutefois qu'il "reste un certain nombre de handicaps structurels qui empêchent de chiffrer le potentiel de croissance à plus de 1,3% pour 2015 et 1,7% pour 2016".

Dans le contexte européen, la reprise économique récente dans des pays comme l'Espagne, l'Irlande et le Portugal fait partie des facteurs conjoncturels favorables pour l'économie belge, près de deux tiers de l'exportation du pays étant destinés à la zone euro, précise Edward Roosens. Les taux d'intérêt bas, la chute des prix pétroliers et les cours d'action en hausse sont également pointés, tout comme l'euro faible, avec quelques nuances toutefois.

L'affaiblissement de l'euro face au dollar n'est en effet jugé "très positif" que par deux secteurs, le textile et l'alimentation, "qui réalisent une grande part de leurs exportations hors euro".

La confiance des consommateurs et entreprises se rapproche des moyennes historiques, les investissements, qui restent "faibles", tendent à s'orienter davantage vers l'innovation et l'extension, et la tendance est à l'optimisme quant à l'évolution de l'activité économique dans les 6 prochains mois.

"Il y a clairement une tendance à la hausse mais il y a encore beaucoup de 'mais'", tempère le chief economist de la FEB. Il est attendu que des mesures récentes comme le saut d'index aient des effets visibles et positifs à partir de 2016, mais les coûts salariaux restent un handicap majeur pour la Belgique, estime la FEB.

Selon son administrateur délégué Pieter Timmermans, un "tax shift intelligent axé sur une baisse des coûts salariaux" permettrait de réduire le handicap salarial historique de la Belgique par rapport à ses voisins, de 16% actuellement à 8-9% pour environ 2018.


Belga

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