Les investisseurs belges, pas intéressés par la diversité en entreprise

12%, c’est la part des investisseurs belges qui disent faire leurs choix de placements en fonction de la diversité au sein des entreprises. Le pire score au niveau mondial, selon la dernière étude de la société de gestion Legg Mason. Le volet social et la gouvernance des entreprises ne sont pas du tout pris en compte par les investisseurs belges, contrairement à l'environnement par exemple.

Cette absence d'intérêt est peut-être due à des conseils financiers parfois peu judicieux ou peu pertinents. Les banques et les sociétés de gestion ne remplissent sans doute pas suffisamment leur mission d’information à ce niveau-là. Reste que le score de la Belgique est surprenant, à l'heure où les les lignes au sein des entreprises semblent bouger, grâce notamment aux montants record déboursés par les fonds activistes, des actionnaires qui tentent d'influencer la gestion des société dont ils détiennent le capital.

40 milliards de dollars déployés à travers le monde par des fonds activistes en capital

Les fonds actionnaires organisent des campagnes de communication, des négociations avec les directions des entreprises, des négociations directes et/ou des votes en assemblée générale. Sur la première moitié de 2018, 40 milliards de dollars ont été déployés à travers le monde par des fonds activistes en capital. Une augmentation de 6% par rapport au début de 2017 et un record historique. "Beaucoup d’activistes rentrent au capital des sociétés pour les faire changer, explique Éric Simonnet, responsable du marché Benelux pour Legg Mason. D’une bonne pratique de gouvernance va découler des bonnes pratiques sociales et environnementales, et une société qui est bien gérée a un meilleur rendement."

Cela a été démontré à de nombreuses reprises : investir dans des entreprises qui ont intégré des critères de bonne gouvernance rapporte plus, ou en tout cas au moins autant. Mais par rapport à ses voisins européens, une autre caractéristique, en moyenne, de l’investisseur belge est d’attendre un rendement plutôt à court terme dans l’année qui vient ou dans les deux ans maximum, assez éloigné donc d’un investisseur militant.

 

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