La disparition des pièces de 1 et 2 centimes est programmée, mais pas pour tout de suite

Les petites pièces, si problématiques, n'envahiront plus pour longtemps nos portefeuilles et nos poches
Les petites pièces, si problématiques, n'envahiront plus pour longtemps nos portefeuilles et nos poches - © Tous droits réservés

Le ministre des Finances Kris Peeters a annoncé ce vendredi que le Conseil des Ministres a approuvé un projet d’arrêté royal rendant obligatoire l’arrondi jusqu’à 5 centimes pour les paiements en espèces. L'utilisation des pièces de 1 et 2 centimes va donc être restreinte. Sommes-nous à l'aube d'une disparition programmée de la petite mitraille ? Oui, mais pas à court terme, nous dit-on au cabinet des Finances.

Pour les commerçants, il est possible depuis 2014 d'arrondir le montant final des achats de son client à la dizaine ou à un montant qui termine pas cinq. Cependant, si elle est autorisée, cette méthode est aujourd'hui peu populaire auprès des commerçants qui estiment que des arrondissements vers le haut générerait une mauvaise image de leur commerce.


►►► À lire aussiL'arrondi à 5 centimes deviendra obligatoire en 2019


Problème : les petites pièces rouges sont aujourd'hui en pénurie. Après des appels à la population à venir rendre la petite mitraille à la Banque Nationale de Belgique, le ministère de Finances prend une décision plus radicale, l'obligation pour les commerçants, d'arrondir le montant total des achats des clients. Plus de problème d'image pour les vendeurs donc puisqu'ils seront tous logés à la même enseigne et que la procédure d'arrondissement - vers le haut ou vers le bas - sera uniformisée et il seront tous obligés de l'appliquer.

"À la longue, elles vont disparaître"

Au cabinet du ministre Kris Peeters, l'objectif affiché de cette mesure est claire : faire disparaître les pièces de un et deux centimes de nos portefeuilles, mais pas que. Elles vont aussi, petit à petit disparaître complètement de l'économie belge. "C'est le but car on ne va plus les utiliser du tout", répond Didier Deweert, porte parole de Kris Peeters, lorsqu'on demande si nous allons vers la disparition totale de cette petite mitraille.

Cependant, il avertit que ces petites pièces qui s'entassent souvent dans nos poches ou nos tirelires ne vont pas disparaître à court terme. "Le consommateur pourra continuer à utiliser ses pièces de 1 et 2 centimes à la caisse des magasins malgré les prix arrondis". Dès lors, les pièces rouges les plus petites quitteront nos portefeuilles petit à petit. "Elles vont disparaître, oui, mais pas à court terme", insiste-t-on au cabinet Peeters.

Du côté du SPF Finances, on temporise cette annonce : "Tant qu'il n'y aura pas de décision européenne, on ne peut pas les supprimer officiellement", explique Florence Angelici, porte parole de l'institution.

Plus chères à produire que leur valeur

Lors de l'annonce de pénurie le Service Public Fédéral alertait déjà de la perte que représentent les pièces qui ont le moins de valeur. "C'est un énorme gaspillage, confirme encore aujourd'hui la porte parole. Lorsqu'on produit de nouvelles pièces de 1 et 2 centimes, on les frappe puis il faut les transporter dans les banques, cela a un coût énorme." Et ce coût est supérieur à la valeur des pièce, d'autant qu'elles circulent très difficilement et finnissent généralement au fond de nos poches ou dans nos tiroirs.

Résultat des courses, la Banque Nationale Belge a arrêté de les produire. "L'objectif est que les gens ne dépendent plus de ces pièces-là, comme ça on évite les pertes", conclut-elle.

Alors dans combien de temps ces pièces qui alourdissent souvent nos portefeuilles auront-elles complètement disparu ? Difficile à dire puisqu'on sait que certaines personnes ont encore des francs chez eux. En attendant, dès décembre 2019, elles ne seront plus très utiles puisque lors de vos achats, vous payerez toujours un montant qui termine par une dizaine ou par cinq.

Archives : Journal télévisé 26/09/2014

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK