La direction d'Airbus annonce la suppression d'un millier de postes

Le pdg d'Airbus, Fabrice Brégier à Tokyo le 18 novembre 2016
Le pdg d'Airbus, Fabrice Brégier à Tokyo le 18 novembre 2016 - © TORU YAMANAKA

La direction d'Airbus a annoncé mardi la suppression de 1164 postes en Europe et la fermeture du site de Suresnes, en région parisienne, dans le cadre d'un plan de restructuration.

Cette réorganisation, annoncée mardi aux syndicats, se fera sur la base du volontariat mais le groupe n'exclut pas des licenciements si ses objectifs ne sont pas atteints en 2018, a précisé le directeur des ressources humaines, Thierry Baril, à l'AFP.

"L’impact social du plan Gemini représente 1164 positions", a déclaré Thierry Baril. En outre 325 postes vont être transférés, principalement de Suresnes et du site allemand d'Ottobrunn, près de Munich, vers Toulouse, a-t-il ajouté.

A Suresnes, l'activité de recherche est supprimé et seuls une dizaine d'emplois de relation publique sera maintenue, selon la direction.

"La direction a confirmé la suppression de 1164 postes dans tous les sites et la création de 230 emplois, ce qui fait un solde net de moins de 1000 suppressions de postes au total", a pour sa part indiqué à la presse Yvonnick Dréno, coordonnateur FO pour Airbus Group (syndicat majoritaire).

"La direction a confirmé la fermeture à mi-2018 du site de Suresnes, soit 308 suppressions de postes et 150 +mobilités+ de Suresnes vers Toulouse", a-t-il ajouté.

Comité européen

Les annonces de la direction ont eu lieu lors d'un comité européen de groupe mardi matin à Blagnac, dans la banlieue de Toulouse.

Les syndicats dénoncent une "logique financière" qui pousse un groupe à la tête d'un carnet de commandes record de près de 1.000 milliards d'euros, soit 8 à 10 ans de production, à supprimer plus de 1.000 postes.

La direction rétorque qu'elle se doit de poursuivre la réduction de ses coûts, dans un contexte de concurrence exacerbée avec son rival américain Boeing et la venue sur le marché d'avionneurs chinois.

Pour le responsable FO, "la direction a semblé être très attentive au traitement social, il va y avoir un ensemble de mesures comme des retraites anticipées, des reclassements, de la mobilité".

"On espère encore une fois cette fois-ci réussir à une prise en compte sociale", a-t-il ajouté en référence au fait que jusqu'ici aucun plan de suppresions de postes mis en oeuvre chez Airbus ne s'est traduit par des licenciements secs.

"On suspecte la direction de vouloir faire des économies", a-t-il toutefois souligné.

"La finance a pris une part de plus en plus importante chez Airbus. L'entreprise dit qu'elle veut diminuer la +bureraucratie+ mais ses salariés dont les postes sont supprimés ne font pas partie de cette +bureaucratie+, a-t-il insisté.

"Plus le nombre de postes impactés restera conséquent, plus la facture sociale sera lourde, plus la Direction devra mettre 'la main au portefeuille'", a de son côté réagi le syndicat CFE-CGC dans un communiqué.

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