La digitalisation des secteurs des assurances et bancaire belges, une première en Europe

La digitalisation des secteurs des assurances et bancaire belges, une première en Europe
La digitalisation des secteurs des assurances et bancaire belges, une première en Europe - © Tous droits réservés

Le secteur des assurances et le secteur bancaire belges sont sur le point de se digitaliser, relevait le dossier d'Ecomatin ce mercredi sur La Première. C’est une première européenne dans ces deux domaines, et elle nous vient de Belgique. Les contrats d’assurance peuvent donc être signés via smartphone et gérés via une application de manière certifiée.

Une des conséquences de cette digitalisation est la fin des contrats d’assurance signés obligatoirement sur papier, en tout cas pour ceux qui le veulent. Cette nouvelle solution informatique a été validée par le SPF Économie il y a 15 jours. Une application appelée "MyBroker" permet de signer des contrats d’assurance et de signaler un sinistre aussi en quelques manipulations rapides sur un smartphone.

Concrètement, il suffit de l'application, un code PIN et une photo de votre carte d'identité envoyée via MyBroker. Certaines compagnies d'assurance permettent déjà de consulter des documents en ligne ou des contrats. Mais la technologie qui garantit l'intégrité des contrats signés a été validée et labellisée au niveau européen.

Les différences avec les applications bancaires déjà existantes

Concernant le secteur bancaire, il existe déjà de nombreuses applications dans ce domaine. Mais ici, ce ne sont pas pour les transactions ou les virements, mais bien pour les documents que la sécurisation joue son rôle. Claude Rapoport, administrateur délégué de Portima et développeur de cette solution informatique, explique ces différences. "Ce que les banques proposent depuis quelques années, c’est la signature de virement", dit-il. "La signature de virement est la signature de chiffres: un montant et un numéro de compte. Ce que nous faisons maintenant, c’est la signature de documents, de contrats, et donc de pages de texte où on peut garantir qu’il n’y a pas une virgule qui a été changée, par exemple, sur 20 pages de texte."

Par contre, on parle uniquement de signatures d'étapes finales dans l'élaboration d'un contrat. Patrick Cauwaert, CEO de la Fédération des courtiers en assurances et intermédiaires financiers de Belgique (FEPRABEL), explique qu'il n'est donc pas possible de se passer du courtier. "Le temps de signature était un temps qui pesait plus sur le client, sur les délais postaux, sur les envois et sur les rappels, mais pas sur le temps d’action. Je ne vois donc pas l’impact sur l’emploi. Les outils sont au service pour améliorer le service aux clients et donner plus de temps à consacrer au client pour parler d’autre chose que la gestion administrative d’une signature."

L’application est déjà à disposition de tous les courtiers. C’est donc gratuit pour le client et pour la compagnie d’assurance. Une exportation vers les autres pays européens est logiquement envisagée.

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