La course à la succession du FMI a déjà ses favoris

Christine Lagarde, ministre française de l'Economie
Christine Lagarde, ministre française de l'Economie - © ERIC PIERMONT (AFP)

La démission de Dominique Strauss-Kahn à la tête du Fonds Monétaire International pose la question de sa succession. Parmi les favoris figurent Christine Lagarde. La ministre française de l'Economie pourrait annoncer, ce mercredi, sa candidature officielle à la direction du FMI.

Christine Lagarde est considérée comme la grande favorite pour succéder à Dominique Strauss-Kahn à la direction du FMI.

La ministre française de l'Economie a obtenu le soutien des Etats-Unis, de la Chine et de la plupart des pays de l'Union européenne. Son action au sein du ministère français de l'Economie est appréciée par une grande partie de ses partenaires européens. Elle connaît bien les Etats-Unis pour y avoir travaillé. Et, parle anglais couramment.

Plusieurs difficultés se présentent néanmoins

Tout d'abord, les pays émergents veulent remettre en cause la règle tacite selon laquelle un Européen dirige le FMI, alors qu'un Américain gère la Banque mondiale. Des candidats Chinois, Indiens, Sud-africains et Mexicains sont intéressés par ce poste.

Mais, la grande casserole pour Christine Lagarde est l'affaire Tapie. La ministre de l'Economie est suspectée d'abus d'autorité dans le règlement du conflit opposant Bernard Tapie au Crédit Lyonnais, dans l'affaire de la vente litigieuse d'Adidas. La justice pourrait décider d'ouvrir une enquête

Le calendrier ne joue pas en sa faveur. La date butoir de dépôt des candidatures au FMI est fixée au 10 juin. Mais, c'est aussi le 10 juin que la justice française dira si elle enquête ou non sur Christine Lagarde. Dans le cas d'une enquête, son chemin vers le FMI serait fortement compromis.

Et, si la candidature de Christine Lagarde n'est pas retenue, rappelons que notre ministre des Finances, Didier Reynders, est cité parmi les seconds choix.

 

Nicolas Willems

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