La Commission veut une taxe bancaire européenne

C'est peut-être l'amorce d'une politique coordonnée européenne face au risque systémique que peut faire courir la faillite d'une banque, un risque qui ne peut pas être écarté en cette période de très grande instabilité: le commissaire au Marché intérieur en appelle à la constitution d'un réseau européen de fonds capables d'intervenir en cas de faillite bancaire.

Pas de risque de déséquilibre

Concrètement, ces fonds seraient alimentés par un prélèvement sur les activités bancaires, car, dit Michel Barnier, ce n'est pas aux Etats de payer pour la stabilité financière. Les fonds ainsi créés seraient mutuellisés pour permettre une intervention coordonnée en cas de faillite d'un établissement bancaire.

Pour le commissaire français, il n'est pas nécessaire d'attendre qu'un accord se dégage au sein du G20 sur l'opportunité et les modalités d'une taxe bancaire. Selon lui, l'Europe peut agir dès maintenant sans risque de créer un désavantage pour les banques européennes face aux institutions financières américaines, car, dit-il, les modèles bancaires très différents de part et d'autre de l'Atlantique préserveront les banques européennes.

La proposition a été saluée par plusieurs capitales, à l'instar de Londres, où le nouveau ministre des Finances, Georges Osborne, a toutefois précisé que le produit de cette taxe devrait être inclus dans le budget national. Une position également partagée par la France et l'Allemagne. L'objectif de créer un ensemble de fonds coordonnés a donc déjà du plomb dans l'aile...

T.N.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK