La Commission réfléchit à la suppression des centimes d'euro

La Commission envisage une suppression des centimes d'euro
La Commission envisage une suppression des centimes d'euro - © PHILIPPE HUGUEN

Depuis leur apparition en 2002, ces petites pièces jaunes en agacent plus d'un. Elles sont chères à produire, encombrent nos poches et, pour certains états, ne servent pas à grand'chose. La Commission avait promis de se pencher sur ce problème et vient de proposer quatre solutions aux états membres.

Première solution, la plus simple, on ne touche à rien. Chaque état produit ses petites pièces jaunes aux conditions actuelles et souffre en silence de voir le prix de production de ces pièces dépasser la valeur réelle de ces pièces elles-mêmes.

Deuxième scénario possible, on garde les pièces mais on change la nature du métal ou le poids des pièces ou encore leur taille. Bref, on change le processus de fabrication pour en réduire les coûts.

Troisième idée : on retire carrément ces pièces de la circulation. On décide qu'à partir de telle date, elles n'auront plus de valeur, point final.

Enfin, moins brutal, on pourrait décider de les laisser mourir de leur belle mort... En clair, on ne produit plus ces pièces, elles ne peuvent plus servir que pour arrondir les sommes dues. Pour la Commission, vu le nombre de pièces perdues chaque année, les pièces de un et deux centimes finiront par disparaître gentiment de nos vies.

La Commission va en tout cas en discuter avec les principaux intéressés : les États de la zone euro, les banques centrales et les associations de consommateurs. Après ces discussions, l'option qui se dégagera fera l'objet d'une proposition de loi.

Du côté belge, on reconnaît que ces pièces coûtent cher, la Belgique se fournit d'ailleurs régulièrement chez ses voisins. Mais évidemment toute disparition, qu'elle soit brutale ou douce, devrait s'accompagner d'un strict contrôle, qui ne sera pas facile à mettre en place, pour vérifier que la mort de ces pièces ne s'accompagne pas d'un arrondi systématique des prix vers le haut.

Anne Blanpain

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