La Belgique pas épargnée par les faillites d'entreprises

La Belgique pas épargnée par les faillites d'entreprises
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Pour la première fois depuis la grande crise de 2007-2008, le nombre des faillites augmente dans le monde, et la Belgique n’est pas épargnée. Les faillites avaient diminué en 2018 dans notre pays - 10 700 tout de même au total - mais la situation est en train de changer. Depuis le début de l’année, près de 4000 sociétés ont mis la clé sous la porte soit 3,7% de plus sur un an.

Le patron d’Atradius Belgique Luxembourg, Christophe Cherry, s’attend à une augmentation sensible cette année en Belgique, à l'image des autres pays européen. "La Grande-Bretagne, avec le Brexit, voit une augmentation de 7% de ses faillites. L’Italie, dont le gouvernement a décidé de façon tout à fait consciente de défier les institutions européennes, connaît une augmentation de ses faillites de 6%", explique-t-il. "L’Allemagne, de façon assez étonnante, est quand même assez fortement pénalisée par les restrictions douanières sur l’exportation de ses voitures aux États-Unis, et on a là une croissance des faillites de 3%. Les Pays-Bas et la Belgique suivent derrière avec 3% et 2%, parce que nous avons des économies très exportatrices et lorsque nos voisins éternuent, nos économies toussent un peu avec".

Pour quelles raisons?

Plusieurs explications peuvent expliquer ce rebond des faillites : Une baisse des investissements liée à une montée des incertitudes dans le monde, la guerre commerciale entre les États-Unis et le reste du monde, mais aussi le Brexit au Royaume-Uni et le ralentissement de la croissance en Chine.

"C’est un peu dommage parce que les fondamentaux de l’économie ne sont finalement pas mauvais, en tout cas en Europe", précise Christophe Cherry. "Le chômage est plutôt bas, l’inflation est sous contrôle, les taux d’intérêt sont assez faibles, donc tout est là pour que ça fonctionne, mais à partir du moment où il y a des craintes sur l’avenir, on décide effectivement de ne pas investir, ce qui a un impact négatif sur toute une série d’entreprises".

Malgré près de 4000 faillites recensées chez nous depuis le début de l’année, chiffre interpellant de prime abord, il est important de regarder la taille des entreprises qui ont été contraintes au dépôt de bilan et le nombre d’emplois perdus.

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