La Belgique figure une nouvelle fois dans le top 5 des pays européens les plus attrayants pour les investisseurs en 2019

La Belgique figure une nouvelle fois dans le top 5 des pays européens les plus attrayants pour les investisseurs en 2019
La Belgique figure une nouvelle fois dans le top 5 des pays européens les plus attrayants pour les investisseurs en 2019 - © Tous droits réservés

La Belgique figure une nouvelle fois dans le top 5 des pays européens les plus attrayants pour les investisseurs en 2019. C’est en tout cas ce que montre l’étude annuelle d’un consultant qui s’appelle EY.

La Belgique est cinquième au palmarès des pays européens qui ont attiré le plus d’investissements étrangers en 2019, derrière la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne, un trio qu’il est pratiquement impossible de détrôner, et l’Espagne, surprise de l’année passée.

Mention particulière chez nous pour la Wallonie avec Marie-Laure Moreau, partner chez EY. "Tous les investissements seront toujours intéressants, mais en Wallonie on a surtout des investissements d’expansion qui ont boosté l’emploi, notamment dans le secteur pharmaceutique, des biotechs, avec MaSTherCell et avec Cenexi, qui ont continué à investir en Wallonie. Google, dans le digital, continue d’investir aussi. Quand on attire des géants dans le passé, comme des Google ou comme des Microsoft, qui continuent à investir d’année en année, c’est une bonne chose. On a aussi des investissements comme NLMK dans le secteur sidérurgique et Ferrero dans l’agroalimentaire".

La plupart des investissements annoncés l’année passée en Wallonie sont en fait des extensions de projets existants, il ne s’agit pas de nouvelles entreprises qui découvriraient les mille et une vertus de la Wallonie. Et ça, c’est tout de même une petite faiblesse.

Marie-Laure Moreau explique "c’est toujours mieux d’attirer de nouveaux investisseurs, parce que quand on attire de nouveaux investisseurs, on a une sorte d’effet boule de neige. Comme on a attiré Google dans le passé, Google continue à investir. C’est donc toujours intéressant d’attirer des nouveaux parce qu’on sait qu’ils vont continuer à investir".

Après, un nouvel investissement est un nouvel investissement, donc aussi des créations d’emplois. Si on regarde la situation pour la Belgique, sur les 267 nouveaux projets annoncés l’année passée, ça représente tout de même 5400 emplois supplémentaires.

Est-ce qu’ils sont toujours d’actualité après la crise sanitaire ?

Si on reprend la situation, cette fois-ci au niveau européen, 6400 projets d’investissements étrangers annoncés l’année passée, il va y avoir un sérieux élagage.

Marie-Laure Moreau explique que "le Covid-19 a des impacts, on ne peut pas l’ignorer. Sur ces emplois et sur ces 6400 investissements annoncés, on a fait une étude pour voir quel serait l’impact de Covid-19 et on annonce une suppression pour 10% de ces investissements et une diminution forte pour 25%. Il y a donc quand même 35% de ces investissements qui ne sont pas sécurisés".

Il y aura certainement des rétropédalages en Belgique aussi, mais ils ne sont pas quantifiés à ce stade. Donc, des chiffres à prendre avec des pincettes. La Belgique reste une destination attrayante pour les investisseurs étrangers, même si (et Marie-Laure Moreau insiste sur ce point) "la Belgique doit continuer à baisser les coûts salariaux et l’impôt des sociétés. Ce qu’il faut faire pour attirer des investisseurs étrangers actuellement et qui est tout à fait nouveau, c’est vraiment mettre le focus sur un plan de relance. Après cette crise Covid-19, les gouvernements doivent travailler sur des incentives qu’ils peuvent mettre en place pour attirer des investisseurs étrangers. Ici, on a déjà mis en place pas mal d’incentives, mais il faut aussi se comparer avec ce que les autres pays font pour essayer d’attirer les investisseurs étrangers".

Un plan de relance est l’attente, c’est la nouveauté. Un plan de relance qui mette l’accent sur la transition écologique des entreprises, sur les technologies vertes, sur la mobilité. Voilà ce que le monde de l’entreprise attend apparemment de la Belgique.

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